Bolly&Co Magazine: Revue de presse : Shraddha Kapoor
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Revue de presse : Shraddha Kapoor



Shraddha Kapoor
the new face


Article de Rahul Nanda (filmfare 2011) Photographies par R. Burman (Harper's Bazaar)
Traduit par Juliette, Asmae et Elodie.


Elle est jeune, elle est cool et elle rayonne devant la caméra. Je connais Shraddha Kapoor depuis un an maintenant. C’est Shraddha, insouciante et enjouée. Débordante d’énergie et de vitalité, elle vous appelle sur votre BlackBerry et avant que vous ne répondiez, elle s’est déjà couchée. Les premières paroles qu’elle m’adresse sont toujours : « Quelles sont les rumeurs, Nandu ? » Son premier film Teen Patti n’a pas réussi à se démarquer au box-office et sa deuxième apparition à l’écran, Luv Ka The End, n’a pas non plus réussi à faire d’étincelles.Nous nous sommes retrouvés pour un lunch un samedi après-midi au Pali Village Café. Elle était déjà là quand je suis arrivé, la commande est en cours. Et mon Dieu, ce qu’elle peut manger ! A côté, j’ai l’air d’une actrice auxrégime qui joue avec le poulet de salade alors qu’elle mange deux entrées avant le plat principal.



La fille des célèbres Shivani et Shakti Kapoor devait inévitablement être introduite dans l’industrie du film à un très jeune âge. « Mon père rentrait à la maison encore maquillé, habillé étrangement, et coiffé bizarrement. Je lui demandais alors : ‘Pourquoi es-tu habillé comme ça, papa ?’, sans avoir aucune idée de ce que pouvait être ses films. Je me demandais comment il faisait pour être quelqu’un d’autre à l’écran et être mon père en dehors. » Elle finit même par croire qu’il avait des pouvoirs surnaturels jusqu’au jour où le grand Shakti Kapoor, le plus populaire des méchants, lui a expliqué ce qu’il faisait en suggérant qu’un jour peut-être, elle serait actrice elle aussi.

Et Shraddha a toujours su qu’elle voulait affronter la caméra. Ses années d’enfance ont été entourées d’une nuée de compliments à propos de sa beauté et des conseils sur le fait avec lequel elle devrait tenter de se hisser au statut de star. Et Teen Patti arriva lorsque la productrice Ambika Hinduja la remarque sur le compte Facebook de son frère Siddhanth Kapoor. Elle se souvient : « - Ambika a vu ma photo sur Facebook. Elle est amie avec mon frère, mais elle ne savait pas que j’étais sa sœur. Plus tard, elle a compris. Finalement, mon premier rôle, je l’ai eu sans l’aide de mon père. Je l’ai eu par moi-même. Ils m’ont dit : ‘Auditionne, si tu es bonne, nous te prendrons.’ Et voilà. »
Teen Patti était un film à gros budget avec plusieurs personnages. Elle était heureuse de participer notamment à cause de la présence d’Amitabh Bachchan et Ben Kingsley au casting. Malheureusement, le film n’a pas marché et Shraddha n’en a pas profité.
« - Avant la sortie de Teen Patti, j’ai auditionné pour un film très important. J’ai travaillé jour et nuit et ai tout donné lors de l’audition. Mais je n’ai pas été retenue. » Le film en question était la production de Sanjay Leela Bhansali : My Friend Pinto avec Prateik Babbar. Après la sortie et l’échec de Teen Patti, Kalki Koechlin l’a remplacé.
Un vrai coup dur pour elle. Elle ajoute : « - Quand j’ai reçu l’appel (à propos de ce remplacement), je suis allée voir ma mère pour lui raconter. Après quoi, j’avais besoin d’être seule. J’ai pleuré dans mon lit pendant trois jours, non-stop. » Jusqu’à ce qu’elle réalise qu’elle devait faire quelques concessions à propos de sa vie et de sa carrière et qu’elle se décide à aller de l’avant puisque rester à la maison n’allait pas l’aider.
Elle s’est par ailleurs vue proposer de nombreux films trash. De surcroît, elle a reçu bon nombre d’offres du sud de l’Inde pour d’importantes sommes d’argent, qu’elle a refusé car elle voulait se concentrer sur sa carrière à Bollywood. D’ailleurs, un réalisateur de renom l’a même appelé pour lui dire : ‘J’ai vu ton premier film, Shraddha. Est-ce que cela t’intéresserait de faire partie de mon thriller érotique ?’ « - Je ne savais pas comment lui dire que je ne voulais pas le faire, alors je lui ai répondu : 'Je ne pense faire ce genre de chose pour le moment.' »

Mais comme elle est jolie, elle n’est pas passée inaperçue. L’une des plus grandes maisons de production, Yash Raj Films, l’a appelé pour une audition. Elle a compris qu’elle avait là sa seconde chance. Ils lui ont donné cinq scènes et deux chansons à préparer. Mais elle y est allée en préparant des scènes en plus et trois chansons. Elle raconte « Je me suis dite : Quand Aditya Chopra va voir ça, sa tête va exploser. Cette audition ne peut pas être médiocre, ça doit être « L’Audition » et je dois impressionner. J’ai tout donné et la semaine suivante, j’ai été prise. »

Le film du cinéaste Bumpy, Luv Ka The End, semble avoir été apprécié par l’audience adolescente et étudiante. Il traite des actes d’une jeune fille de 18 ans qui se venge du fait que son petit-ami l’ait trompé. Cependant, les critiques ont blâmé le film pour son manque de consistance, le considérant également comme homophobe.




Elle défend le film en disant : « - Je vous garantis que même ceux qui n’ont pas aimé le film et qui lui ont donné des critiques négatives, ont beaucoup ri. Il y a peut-être un peu d’humour gay ici et là, mais où est le problème ? Il ne faut pas s’attarder et prendre les choses trop sérieusement. Vous n’êtes pas supposé prendre la vie au sérieux, encore moins ce genre d’humour. Je pense que c’est pour ça que certains n’ont pas compris. »

Notre conversation dévie vers un sujet plus sérieux. Je suis très curieux de savoir comment l’on grandit avec un père comme Shakti Kapoor, qui a incarné le voyou que l’on aime détester. Elle ne s’est jamais battue à l’école en voulant le défendre ? Elle sourit, « - Et bien, je ne me suis jamais surprise à le défendre, mais bon nombre de mes amis étaient hésitants à l’idée de le rencontrer. » Elle évite de commenter le ‘cringe factor' (le facteur recul) pour lequel étaient connus certains des films de son père. Elle déclare, « Je n’ai pas vu beaucoup de films de mon père qui avait ce facteur. Je n’ai pas vu Naughty @ 40 (avec Govinda) et mon père n’a pas fait énormément de rôles de ce genre. D’ailleurs, les gens ne viennent pas me voir en disant : Ton père était mauvais dans ce film. Qui fait ça, n’est-ce pas ? »
Comment ressent-elle le coup d’éclat à propos de son père lorsque celui-ci a été nommé en 2005 parmi des personnalités de l’industrie Bollywood qui étaient impliquées dans le phénomène que l’on appelle « promotion canapé » ? « - Oh, vous savez, les grands titres, le coup d’éclat, et tout ce scandale… Je n’ai pas supporté la façon dont ils parlaient de mon père. Je ne supportais pas de voir ça. Mais Maman s’est révélée le point de pivot, et la personne la plus forte à ce moment-là. Je pense qu’ils ont fait de mon père un bouc-émissaire. » Alors que la famille a été très affectée par ce qui s’est passé, elle s'est redressée rapidement grave à la force de Shivani, confie Shraddha.
Elle ajoute « Ma mère est très spirituelle. Elle croit que les mauvais coups de la vie ne sont pas permanents et nous poussent à aller plus loin. Elle a beaucoup vécu dans sa vie et a toujours su rester forte. Ce genre de choses arrivent et il ne faut pas se laisser faire. »

Son frère, Siddanth Kapoor, est prêt à faire son entrée dans le showbiz lui aussi. Il n’y a pas si longtemps, le jeune homme s’est retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment. La police a fait un raid dans une boite de nuit dans laquelle il se trouvait avec ses amis pour faire la fête. D’après certaines informations, on y a trouvé de la drogue et en tant que fils de star, tous les regards et les médias se sont tournés vers lui. Mais il a finalement été déchargé. Cet événement a marqué la famille. Shraddha se souvient : « - Je me souviens que j’étais en tournage avec mon père. Et nous nous sommes tous les deux inquiétés. C’est normal après tout, c’était une situation improbable. Par chance, il s’en est sorti. Un bon groupe de personnes a été arrêté, n’est-ce pas ? Franchement, nous savons tous ce qui se passe dans les boites de nuits et dans les raves. Il était sorti avec un ami dans une nuit tout à fait normale, il était simplement là. » Tout cela n’a pas arrêté la famille qui est restée positive et convaincue que l’avenir n’en serait que meilleur.

Enfin, est-elle donc célibataire ? « Peut-être. » répond-elle. Je l’ai interrogé sur son « amitié intime » pour un certain Vanraj Zaveri et elle a rétorqué : « Peut-être. Vous n’obtiendrez rien de moi concernant cette information. C’est ma vie privée. » Mais son sourire ne peut pas mentir. Célibataire ou non, Shraddha a du style et de l’énergie à revendre comme personne. Elle charme, tout simplement. ▲



En couverture du numéro 4 numéro 4
Article : It's war numéro 4, page 101
Critique : Aashiqui 2, numéro 7, page 146
Critique : Ek Villain, numéro 8, page 117
Critique : Haider, numéro 8, page 186



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