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L'Inde lors du festival de Cannes.



Festival de Cannes
ce que vous devez savoir



En 2015, l’Inde s’était retrouvée à l’honneur de façon inattendue. La Palme d’Or était revenue au réalisateur français Jacques Audiard pour son film Dheepan qui raconte le voyage d’un ancien soldat, d’une jeune femme et d’une petite fille qui ensemble se font passer pour une famille, fuyant la guerre civile au Sri Lanka. Masaan avait également remporté un prix, celui de l’avenir, avec son jeune réalisateur Neeraj Ghaywan. Le film racontait le périple de quatre personnages dont la morale est remise en question, que ce soit à cause de l’amour, de la culpabilité, de l’angoisse ou du manque.

Cette année, il n’y a aucun film indien – ou parlant de l’Inde – en sélection officielle.

Ni en compétition pour la Palme d’Or, ni dans la catégorie Un Certain Regard. Même parmi les sélections hors compétition, séances de minuit où séances spéciales, aucun métrage n’est présent. Si nous apprécions de voir de nouveaux pays être sélectionnés pour la première fois, c’est assez dommage de ne pas voir l’Inde représentée, sachant qu’elle se diversifie de plus en plus et qu’il y a des pépites qui auraient sans doute fait le bonheur du festival.



Gudh
En revanche, il y a Gudh (Nid) de Saurav Rai, dans la sélection Cinéfondation qui choisit des court-métrages envoyés par des écoles de cinéma du monde entier ! Parlons donc de ce film népalais réalisé par Saurav Rai de l’Institut du Film et de la Télévision Satyajit Ray. C’est la quatrième sélection pour un étudiant de cette école, après ‘Chinese Whispers’ de Raka Dutta (2007), ‘Tetris’ d’Anirban Dutta (2006) et ‘Khonj’ de Tridib Poddar (2002). Gudh, c’est un court-métrage basé sur ses souvenirs d’enfance, à Katmandou, à l’époque où la province de Gorkhaland, dans l’ouest de Darjeeling, cherche l’indépendance au début des années 80. « La demande politique pour séparer l’état m’a affecté. Il y a un peu de ça dans mon film aussi. Mais ‘Gudh’ n’est pas un film narratif, il y a beaucoup de séquences longues et surréalistes. On m’a même dit que j’ai défié la grammaire de la réalisation en le faisant. » dit-il à la journaliste Priyanka Dasgupta, du Times Of India. En 2014, cet étudiant avait déjà été officiellement sélectionné au Festival du Film de Munich, avec « Monsoon Rain ». Il arrivera à Cannes le 11 mai.

The Cinema Travelers
Et il y a Cannes Classics qui, tous les ans, présente des films en tout genre. Du documentaire au film populaire, le programme de Cannes Classics nous plonge dans des souvenirs de tous les ordres, tout en en créant des nouveaux avec des réalisations inédites. Parmi les neufs documentaires sur le cinéma, il y a « The Cinema Travelers » de Shirley Abraham et Amit Madheshiya, qui suit l’histoire d’un cinéma nomade allant de village en village. Avec 70 ans d’existence et de tradition, le cinéma itinérant fait preuve d’une véritable organisation : une fois par an, les tentes mises en place peuvent accueillir jusqu’à 2 200 personnes. Voilà huit ans que les deux réalisateurs sont ancrés dans ce sujet. Trois ans de recherche et cinq années de réalisation ont permis la création du documentaire ! Les trois personnages principaux travaillent dans ce cinéma et mettent en avant son impact au fil des voyages. Pour certains, c’est une tradition à perpétuer, pour d’autres, monter dans ce camion est synonyme de liberté. Le problème : la technologie utilisée pour ces cinémas n’est plus existante et devient de plus en plus difficile à conserver. Le cinéma itinérant va-t-il survivre ?

Raman Raghav 2.0
En parallèle avec Cannes, il y a la Quinzaine des Réalisateurs. Ce petit festival mis en place pour proposer des films de tout horizon, est non compétitive. Cependant, des prix sont remis par des partenaires du Festival. Anurag Kashyap y est un grand habitué. Il est sélectionné pour la première fois avec Gangs of Wasseypur, en 2012 et reviendra en 2013 avec Ugly. Véritable monument du cinéma indien, Anurag Kashyap présentera Raman Raghav 2.0, un film porté par Nawazuddin Siddiqui et racontant l’histoire de ‘Psycho Raman’, un tueur en série qui a terrorisé les rues de Mumbai au milieu des années 60. Le film s’annonce intense et brutal. Nous y retrouverons aussi Vicky Kaushal – présent l’année dernière au Festival de Cannes pour Masaan. Ce sera également le 8ème film de Nawazuddin à Cannes, qui est ravi de revenir en France.

Le film sera diffusé le 16 mai à 8h45 et de nouveau à 18h45 au Théâtre Croisette. (Puis le 17 à 21h au Studio 13, et enfin le 21 a 18h30 au cinéma Alexandre III.)

les égéries L’Oréal
Véritable dose de glamour sur le tapis rouge, nous retrouverons cette année Aishwarya Rai Bachchan qui marquera sa quinzième année au Festival ! Rien que ça ! Elle sera présente les 13 et 14 mai, alors que Sonam Kapoor n’a pas encore donné d’information relative à son jour d'arrivée, bien que sa présence ait été confirmée. En revanche, Katrina Kaif sera absente, à cause d’un tournage ! Et Freida Pinto ? Absente depuis 2014, l’actrice n’a pas encore donné de nouvelle. Elle serait tout juste de retour d’une partie du tournage de Love Sonia, avec Mrunal Thakur, Anupam Kher et Paul Dano.

En revanche, l’équipe de Sarbjit pourrait bien être présente ! L’année dernière, Aishwarya Rai Bachchan avait réussi à organiser un événement pour parler de son métrage Jazbaa. Elle tenterait de faire de même cette année pour son prochain film, prévu pour le 20 mai.