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Flashback : Salman Khan, Un acteur versatile ?

F
flashback
Salman Khan,
Un acteur versatile ?
Article écrit par Asmae dans la 6ème édition de Bolly&Co (2012)
ACTUALISE A CERTAINS NIVEAUX DANS UN SOUCI DE CORRECTION
Alors qu’il est actuellement le roi du box-office grâce à ses films d’action populaires, Salman Khan semble se mettre à dos la critique qui déplore la redondance de ses projets. Pourtant, la star n’a pas toujours été préposée aux rôles de ‘mass hero’ omnipotent. En effet, l’audience l’a connu en icône de la romance pour ensuite qu’il devienne ensuite un as de la comédie. Grâce au soutien inconditionnel de ses réalisateurs de prédilection et de sa famille, Sallu a pu perdurer au sein d’une industrie qui le tirait nettement vers le bas. Impulsif et altruiste, il tente de faire le cinéma qui plait à son public, quitte à être répétitif dans ses projets. Boudé par la critique, il demeure l’une des personnalités les plus adulées du sous-continent.

En exclusivité dans votre numéro de Bolly&Co, revivez les temps forts d’une carrière en dent de scie pour le plus ‘bankable’ des acteurs hindi…
1989

Des débuts prometteurs dans Maine Pyar Kiya.

29 décembre 1989, le public indien découvre un jeune gringalet de 24 ans dans une des romances les plus sirupeuses de l’histoire de Bollywood : Maine Pyar Kiya. Alors que le cinéma de l’époque était marqué par les masala poussifs et sanguinolents, l’année 1989 apporte un nouveau souffle aux productions locales avec l’émergence d’œuvres romanesques comme par exemple Chandni (avec Sridevi et Rishi Kapoor). Maine Pyar Kiya, dont la distribution se compose principalement de débutants, s’inscrit dans cette vague et devient LE succès surprise de l’année. Avec ce long-métrage, Salman Khan devient une star et se voit décerner le Filmfare Award du meilleur espoir masculin. C’est donc logiquement qu’il est perçu comme l’étoile la plus prometteuse du paysage cinématographique hindi du début des années 1990.

Il enchaine les tournages dans des œuvres où il tient le rôle-titre comme dans des ‘multi-starrer’. Il incarne par exemple un jeune intrépide amoureux d’une prostituée dans Baaghi : A Rebel For Love, un pachtoune dans Sanam Bawaja, un flic patricide dans Love, un frère égaré dans Nishchaiy... Il collabore ainsi avec les plus belles divas de l’époque : Sridevi (Chandramukhi), Madhuri Dixit (Dil Tera Aashiq), Raveena Tandon (Patthar Ke Phool) et Karisma Kapoor (Jaagruti). Et après avoir incarné un joli rôle secondaire dans l’émouvant Saajan (relecture ‘made in India’ du classique Cyrano de Bergerac), il signe deux films qui représenteront un tournant dans sa carrière d’acteur…
1994

Hum Aapke Hain Koun et Andaz Apna Apna : deux films culminants...

L’acteur coutumier des romances à succès réitère cette année-là le plébiscite de son premier film avec Hum Aapke Hain Koun, pour lequel il est de nouveau sous la direction du réalisateur qui l’a lancé : Sooraj R. Barjatya. Face à l’expressive Madhuri Dixit, il démontre qu’il est définitivement le ‘heartthrob’ de l’industrie. Mais si l’œuvre est maintes fois récompensée, sa prestation est quant à elle ignorée par la critique qui lui préfère Nana Patekar pour Krantiveer. Pourtant, le jeune comédien signe un autre succès durant cette année : la comédie Andaz Apna Apna avec son ami Aamir Khan, qui fait un tabac en salles et devient ainsi une des œuvres cultes de sa filmographie.

Un an plus tard, Sallu est enfin nommé dans la catégorie du meilleur acteur lors des Filmfare Awards pour son interprétation dans le drame Karan Arjun, face à Shahrukh Khan. Il commence à forger son image de ‘masala boy’ en se mettant au sport, se sculptant ainsi un corps de rêve qu’il exhibe à outrance dans Veergati avec Divya Dutta et son futur beau-frère Atul Agnihotri.

Il est également l’amoureux incompris de Manisha Koirala dans Majhdhaar, en 1996, l’année qui représente un virage à 180° pour le comédien…

(photo ci-dessous : Shahrukh Khan et Salman Khan dans Karan Arjun)
1996

L’évolution vers un cinéma plus précis, avec Khamoshi The Musical...

Ce projet représente un tournant conséquent dans le parcours artistique de Salman Khan. Pour la première fois, il est à l’affiche d’un film indépendant à budget limité, aux antipodes des romcom commerciales et imposantes auxquelles il a pu participer. Premier long-métrage du prolifique cinéaste Sanjay Leela Bhansali, l’acteur deviendra vite son collaborateur fétiche en travaillant avec lui à plusieurs reprises. Pourtant, bien que l’œuvre ait reçu un accueil dithyrambique et sa partenaire Manisha Koirala le Filmfare Award de la meilleure actrice attribuée par les critiques, l’interprétation de Salman Khan y est plutôt occultée.

Ce qui ne l’empêche pas d’être nominé pour le Filmfare Award du meileur acteur secondaire dans le suspense Jeet, qui devient un blockbuster. Avec Judwaa, il signe son premier double rôle dans cette comédie de David Dhawan, qui fera de lui l’un de ses acteurs de prédilection par la suite. Résultat : le film fait un carton et devient l’un des plus gros ‘hit’ de l’année. Dans Auzaar, il incarne un flic dont le meilleur ami est un gangster. Dans Jab Pyaar Kisise Hota Hai, il campe un playboy qui s’éprend éperdument de son premier amour, campé par Twinkle Khanna. Mais surtout, il est de Pyaar Kiya To Darna Kya, réalisé par son jeune frère Sohail Khan, qui l’illustre en amoureux maladroit de la belle Kajol, qu’il retrouvera plus tard dans l’année dans un des films les plus marquants de sa carrière…
1998

Avec Kuch Kuch Hota Hai, quelque chose se passe...

Deux ans plus tard, il est le fiancé de celle-ci dans le classique Kuch Kuch Hota Hai, dirigé par Karan Johar, où c’est Shahrukh Khan qui tient le rôle principal. Ce qui n’est à la base qu’une ‘guest appearance’ brève et anecdotique, constitue pour Sallu l’un des rôles les plus fins de son parcours. Il excelle et remporte l’un des seuls prix d’interprétation de sa carrière : le Filmfare Award du meilleur acteur dans un second rôle. Lorsqu’il reçoit son trophée des mains du couple Rishi Kapoor et Neetu Singh Kapoor, il déclare : ‘Je pense que ce prix devrait être remis à Shahrukh Khan. Si je suis élu meilleur acteur secondaire, j’espère que Shahrukh sera toujours là pour me seconder, et ce pour le reste de ma vie’.

Il enchaine durant cette année où il est très productif avec Bandhaan, un thriller d’action pour lequel il retravaille avec Rambha, sa co-star de Judwaa. En 1999, il retrouve également David Dhawan qui le dirige pour la seconde fois dans Biwi n°1 face à la Miss Univers 1994 Sushmita Sen et à Karisma Kapoor. Le succès est une fois de plus au rendez-vous et Salman reçoit une nomination pour sa prestation dans la catégorie du meilleur acteur comique.

Mais c’est un long-métrage radicalement différent qui lui vaudra une fois de plus les éloges du tout Bollywood…

(photo ci-dessous : Shahrukh Khan, Kajol et Salman Khan dans le film Kuch Kuch Hota Hai)
1999

Il trouve l’amour et un autre rôle fort avec Hum Dil De Chuke Sanam...

Alors que Sanjay Leela Bhansali lui avait offert son premier vrai rôle de composition avec Khamoshi : The Musical, il le sollicite de nouveau pour cette romance contrariée, colorée et traditionaliste. Loin du message engagé de son premier film, le réalisateur choisit la Miss Monde 1994 Aishwarya Rai pour y tenir le rôle principal féminin. Salman y interprète quant à lui un musicien aux origines italiennes qui retrouve son mentor dans l’Inde profonde du Rann de Kutch, au cœur du Gujarat. Cette prestation lui permet encore de faire l’unanimité dans la peau de cet amant sacrificiel et dynamique, en opposition avec le personnage plus discret et taciturne d'Ajay Devgan dans l’œuvre.

Si le film est un succès populaire et d’estime incontestable, le tournage sera surtout le lieu d’un coup de foudre entre Salman et Aishwarya, qui vivront une relation aussi intense que tumultueuse jusque 2002. Le comédien, qui joue également avec sa belle-mère Helen dans le film, sera nommé pour le Filmfare Award du meilleur acteur, qui sera finalement délivré à son ami Sanjay Dutt pour Vaastav : The Reality.

Il est l’amoureux transi de la belle Rani Mukherji dans la seconde réalisation de son petit frère, Hello Brother. Mais surtout, il est de nouveau sous la direction de Sooraj R. Barjatya pour son troisième projet : Hum Saath-Saath Hain. Dans ce film familial pur sucre, il a l’occasion d’exploiter sa fibre romantique à l’extrême, en jouant le rôle de l’inhibé Prem, épris de la doctoresse Preeti (incarnée par Sonali Bendre). Si le film trouve son public, les acteurs de l’œuvre sont à quant à eux plongés dans une polémique qui fera la couverture de la presse à scandale. En plein tournage, Sallu est arrêté avec ses co-stars pour avoir tué des gazelles d’une espère rare durant une partie de chasse.

Après deux comédies de David Dhawan sorties coup sur coup (Dulhan Hum Le Jayenge et Chal Mere Bhai), il est à l’affiche de Har Dil Jo Pyar Karega avec Rani Mukherji et Preity Zinta. Dans ce drame romantique, il incarne un rôle sympathique mais plutôt dans le ton de ce qu’il avait pu faire précédemment. Malgré tout, l’œuvre est un succès. Il retrouve les deux demoiselles un an plus tard dans un des films les plus audacieux du cinéma hindi de l’époque, réalisé par le duo Abbas-Mustan…

(photo ci-dessous : Rani Mukherji, Salman Khan et Preity Zinta dans le film Chori Chori Chupke Chupke)
2001

Chori Chori Chupke Chupke ou l’art de briser les tabous ...

Remake inavoué de Doosri Dulhan avec Sharmila Tagore et Shabana Azmi, ce film parle d’un couple stérile (Salman Khan et Rani Mukherji) qui fait appel à une mère porteuse pour avoir un enfant, en la personne d’une prostituée en perdition (Preity Zinta). Œuvre osée et anti-conservatrice, le film fait un bide au box-office, sans doute le public de l’acteur a-t-il été désorienté face à ce long-métrage sortant des sentiers battus. Mais l'oeuvre a dû traverser une toute autre controverse. En effet, il a été découvert que Chori Chori Chupke Chupke a été partiellement financé par la pègre de Mumbai, ainsi les copies du film ont été retirées du marché. Qu’à cela ne tienne, cela reste un des rôles les plus appréciés du comédien qui ne cessera de surprendre par la suite.

Il tourne Tumko Na Bhool Paayenge avec Sushmita Sen et Diya Mirza en 2002, qui ne marque pas les esprits. Il néglige également ses choix avec des rôles oubliables de faire-valoir comme dans Baghban (pour lequel il sera tout de même nommé pour le Filmfare Award du meilleur acteur secondaire), Hum Tumhare Hai Sanam et Yeh Hai Jalwa. Il faut dire que le comédien a d’autres chats à fouetter. En effet, Aishwarya Rai vient de le quitter, une décision qu’il aurait eu du mal à accepter. Selon les dires de la jeune femme, il l’aurait harcelé à plusieurs reprises, au point que ses parents ne portent plainte en janvier 2002. L’acteur se serait présenté hystérique sur le plateau du tournage de Devdas, provoquant ainsi une brouille avec son ami de l’époque Shahrukh Khan, héros de l’œuvre. Idem sur le tournage de Chalte Chalte, l’ambiance étant devenue tellement exécrable qu’Aish sera finalement remerciée et remplacée par son amie Rani Mukherji, à laquelle elle ne parlera plus.

Il est surtout emporté dans une affaire d’homicide qui le consignera comme le ‘bad boy’ de Bollywood. Au volant d’un véhicule alors qu’il était en état d’ébriété, il aurait foncé dans une boulangerie, provoquant la mort d’une personne et blessant également trois autres individus. Faute de preuve, Salman sera finalement acquitté. Ses démêlés avec la justice, son caractère présumé violent et ses films peu novateurs lui valent une réputation de mauvais garçon infréquentable qui plait étonnamment à l’audience. Il est effectivement l’un des rares acteurs de l’industrie à pouvoir assurer un succès malgré des années de déboires. Ce come-back, il le fait en 2003, avec un des rôles les plus complexes de sa carrière….
2003

Tere Naam, LE rôle dramatique qui change tout...

Réalisé par Satish Kaushik, Tere Naam permet enfin de prouver que Salman Khan vaut mieux que l’image péjorative qu’on lui attribue. En amoureux fou au sens propre comme au sens figuré, il est exceptionnel et délivre sans nul doute l’une de ses prestations les plus criantes de vérité. Il sera nommé pour le Filmfare Award du meilleur acteur, qui sera cependant remis à Hrithik Roshan pour son film Koi… Mil Gaya. Encensé par la critique, l’acteur démontre enfin qu’il est là pour durer, et ce en dépit des coups durs et des scandales.

De fait, il signe d’autres films engagés et différents, comme Garv : Pride and Honour et Phir Milenge (avec Shilpa Shetty), ainsi que le premier long-métrage de son beau-frère Atul Agnihotri Dil Ne Jise Apna Kahaa qui est dans la veine de Tere Naam et avec la même héroïne (Bhoomika Chawla). Ce qui ne l’empêche pas de rester fidèle à David Dhawan et d’être le héros de Mujhse Shaadi Karogi, avec son copain de toujours Akshay Kumar et la Miss Monde 2000 Priyanka Chopra. Cette comédie lourdingue se solde par un succès, et permet à Sallu de rendre compte de la diversité de ses choix artistiques. D’ailleurs, il est le héros d’un film intense et périlleux, l’année suivante…

2005

L’apogée du romantisme avec Lucky : No Time For Love...

La petite sœur de Salman, Arpita Khan, se lie d’amitié avec une de ses camarades de classe : Sneha Ullal. Frappé par la beauté de la jeune fille de 17 ans (et sans doute aussi par sa
ressemblance avec son ex-petite amie Aishwarya Rai), il fait en sorte qu’elle soit l’héroïne de son drame romantique Lucky : No Time For Love, dans un rôle initialement écrit pour Riddhima Kapoor Sahni. Tourné en Russie, ce long-métrage dépeint la relation entre une adolescente frêle et immature et un jeune homme drôle et décalé. Ici, le comédien a l’occasion de se moquer de son image de héros dur et impassible, et fait preuve d’une véritable sensibilité. Le film ne fonctionne pas au box-office, mais est synonyme de renouveau pour la star qui assure plusieurs ‘hit’ consécutifs cette année-là…

Main Pyaar Kyun Kiya, une énième collaboration entre Sallu et David Dhawan, est un franc succès et permet par la même occasion de (re)découvrir la belle Katrina Kaif. Les deux stars entament une relation qui fera la Une des tabloïds, mais qui ne sera confirmé qu’un an après leur séparation par l’intéressée, en 2011. On prédit donc des années durant un mariage qui n’arrivera jamais entre l’acteur et sa dulcinée de 19 ans sa cadette. Sans doute ces rumeurs auront été salvatrices pour le comédien, qui signera un autre succès avec son long cameo dans No Entry, qui lui permettra d’être nominé pour le Filmfare Award du meilleur acteur comique.

Après Tere Naam, il campe dans Kyon Ki un malade mental dont s’entiche son médecin (incarné par Kareena Kapoor). Le film entre dans ses frais sans faire de vagues au box-office et constitue une des interprétations les plus bluffantes du parcours de Salman Khan. Avec Shaadi Karke Phas Gaya Yaar, il signe un autre plébiscite public et retravaille avec Shilpa Shetty, une de ses proches amies.

Mais c’est dans une autre romance qu’il démontre une fois de plus ses talents…

(photo ci-dessous : Salman Khan et Sneha Ullal dans Lucky : No Time For Love)
2006

Une nouvelle facette du héros de romcom dans Jaan-E-Mann...

Après le carton plein de Mujhse Shaadi Karogi, Salman retrouve Akshay Kumar dans ce triangle amoureux d’un nouveau genre. Avec Preity Zinta en objet de convoitise, Sallu est l’anti-héros par excellence : arrogant, intéressé, manipulateur, menteur, égoïste et imbu de sa personne. Pourtant, cet odieux personnage est bien la vedette de la romance et non le méchant 'pas beau et pas sympa' de rigueur dans les productions hindi classiques. Première réalisation de Shirish Kunder (époux de la cinéaste et chorégraphe Farah Khan), l’œuvre sombre au box-office face à Kabhi Alvida Naa Kehna mais reçoit d’excellentes critiques, la performance de l’acteur en tête.

Avant la sortie du film, il a été incarcéré pour le braconnage des gazelles pendant un mois, pour ensuite écoper d’une amende. Plus tard dans l’année sort Baabul, où il campe un riche époux lisse et aimant, sans doute pour se racheter une conduite et prouver qu’il peut être doux comme un agneau (sans mauvais jeu de mots). Évoquant le thème de la place des veuves dans la société, ce long-métrage est apprécié par l’industrie qui félicite l’audace du cinéaste Ravi Chopra. Début 2007, il participe au film choral Salaam-E-Ishq dans lequel il est le faux fiancé de la prima donna campée par Priyanka Chopra. Dans une intrigue improbable, il délivre une performance juste et nuancée. C’est pourtant dans un registre beaucoup plus grossier et brouillon qu’il convaincra le public…

(photo ci-dessous : Salman Khan et Govinda dans Partner)
2007

De l’art de faire rire avec Partner...

Dans la peau du coach en séduction de l’hilarant Govinda, l’acteur est tordant en se caricaturant lui-même face à l’attendrissante Lara Dutta – dans le rôle d’une journaliste mère célibataire – ainsi qu’avec Katrina Kaif. Rapidement devenu un blockbuster, l’œuvre fait un tabac aussi bien dans les multiplexes qu’après des masses. Ce remake du film américain Hitch avec Will Smith et Eva Mendes rend compte du puissant consensus qui entoure la star, véritable faiseur de ‘hit’ populaires, bien que décrié par une critique dubitative quant à ses potentialités.

Le succès est tel que Salman Khan fait ses débuts à Hollywood dans Marigol, face à Ali Carter. Mais il manque de crédibilité en doux chorégraphe et le long-métrage fait un bide retentissant. Il retrouve son réalisateur préféré en la personne de Sanjay Leela Bhansali pour une longue apparition dans Saawariya où il est l’amour de Sonam Kapoor. En 2008, il est le héros de God Tussi Great Ho, son dernier film avec Amitabh Bachchan (avec lequel il a travaillé par le passé pour Baghban et Baabul.) Il est également l’une des têtes d’affiche du ‘multi-starrer’ Heroes avec Preity Zinta et du drame familial Yuvvraaj avec Anil Kapoor, Zayed Khan et Katrina Kaif. Aucun de ces projets ne fonctionne, mais l’acteur revient en force un an après avec le masala pur et dur Wanted, dans lequel il courtise Ayesha Takia Azmi. Malgré cela, ses sorties suivantes Main Aurr Mrs Khanna (avec Kareena Kapoor), London Dreams (avec Asin Thottumkal) et Veer (avec Zarine Khan) floppent au box-office. Mais c’est un autre film ‘de mec’ qui le consacrera comme LA vedette la plus lucrative de Bollywood…

2010

Retour gagnant avec Dabangg...

Niché entre le western spaghetti et le masala ‘desi’, ce film d’action devient le deuxième plus gros succès de l’histoire du cinéma hindi (derrière 3 idiots) lors de sa sortie. Donnant la réplique à la débutante Sonakshi Sinha, il est percutant en flic corrompu au grand cœur et se voit nommé pour le Filmfare Award du meilleur acteur. Le film est encensé de toutes parts et reçoit notamment le Filmfare Award du meilleur long-métrage. La machine à tubes est lancée, et ses autres films dans la veine de Dabangg cartonnent. Ready et Bodyguard, deux remakes de films dravidiens, battent tous les records d’entrées et Sallu est nommé pour le dernier dans la catégorie meilleur acteur lors des Filmfare Awards, une fois de plus.

Avec les succès à répétition et l’image redorée d’un ancien bad boy devenu gendre idéal, Salman Khan sera à l’affiche de bon nombre de prestigieux projets. Le premier étant Ek Tha Tiger, réalisé par Kabir Khan (Kabul Express, New York) pour lequel il retrouve Katrina Kaif depuis Yuvvraaj, en 2008. Il a également signé la suite de Dabangg, toujours avec Sonakshi Sinha.

Il a également animé la version indienne de Jouez pour 5 fois plus (Dus Ka Dum) et a
rencontré un véritable succès avec ce jeu télévisé, en se payant le luxe d’accueillir chaque semaine de grandes stars du cinéma hindi (Aamir Khan, Priyanka Chopra, Shahid Kapoor, Rani Mukherji, Sanjay Dutt, Akshay Kumar…) En 2007, il a créé l’association Being Human, qui met en place des actions pour venir en aide aux enfants.

Sa statue de cire est inaugurée au musée londonien Madame Tussauds en octobre 2007, alors qu’il est déjà depuis plusieurs années un sex-symbol à l’échelle internationale. D’ailleurs, en 1998, sa chanson torse nu dans Pyaar Kiya To Darna Kya intitulée ‘O O Jaane Jaana’ fait des siennes auprès de la gente féminine et l’acteur est à la suite du phénomène élu septième homme le plus beau de la planète selon un magazine américain.

De l’Indian lover lisse et adorable, en passant par le héros dramatique et la star comique qu’il a été, Salman Khan peut pertinemment être considéré comme un des acteurs les plus polyvalents de son époque, car bien dirigé et avec un semblant de script pour guider son interprétation, le comédien assure tous les projets qu’il entreprend. A 50 ans, il reste le célibataire le plus convoité de l’industrie devant les jeunes premiers Ranveer Singh et Ranbir Kapoor.
Alors qui a dit que Sallu ne savait pas jouer ?

(photo ci-dessous : Salman Khan dans le film Dabangg)