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B&C10 : Varun Dhawan, mais qu'est-ce qu'il lui prend ?!

M
MAGAZINE


Varun Dhawan
Mais qu'est-ce qu'il lui prend ?!
mots par asmae, numéro 10, 2017
Varun Dhawan me fait penser
aux chocolats Mon Chéri.


L'emballage est séduisant, luisant de partout (oui, l'huile sur le torse a encore de beaux jours devant elle, à Bollywood...). La publicité est efficace, Karan Johar nous vend son poulain comme la nouvelle friandise à déguster sans plus tarder. Au début, le résultat est plutôt satisfaisant, le chocolat qui fond en bouche n'étant pas des plus désagréables. Puis survient le goût de liqueur, et là... C'est le drame !

Je n'aime pas les chocolats
Mon Chéri. Et j'aime de moins en moins Varun Dhawan...


Pourtant, j'avais plutôt bon espoir en 2012. Lorsque Karan - roi du piston - Johar décide de lancer trois petits nouveaux au cinéma avec Student of The Year/SimiliHigh School Musical, je m'insurge contre le népotisme dont il se fait l'ambassadeur de manière de plus en plus prégnante. Car parmi les trois jeunes pousses, il y a deux enfants de stars. Alia, fille du cinéaste Mahesh Bhatt et Varun, fils du réalisateur David Dhawan.

"Bon, encore des mioches tuyautés par leur daron
pour faire du cinéma, sans aucun talent ni aucune personnalité..."


Ce qui m'enrage le plus, c'est le fait que Karan Johar semble de plus de plus porter ce déterminisme social qui fait froid dans le dos, où l'héritage ne laisse aucune place (et aucune chance !) au talent. Indirectement, Varun incarnait à mes yeux ce phénomène où un acteur est engagé sur l'unique base de son prestigieux patronyme.
Des torses huilés, des cheveux dans le vent, des vêtements de grands créateurs, le héros issu d'une famille "pauvre" qui se balade en voiture de luxe, une héroïne cruche au possible qui ne semble avoir aucun objectif de vie, si ce n'est se taper les beaux mecs de l'établissement, un enfant gâté incompris qui veut pousser la chansonnette dans le dos de son papa, le "gros" de la bande personnifié en objet indésirable... Si Student of the Year était une comédie parodique, ça aurait pu être drôle. Mais non. Le métrage se prend totalement au sérieux et nous est servi au premier degré.... Aïe.

Ceci étant, Varun y est étonnamment efficace. Dans un rôle caricatural au possible, le jeune homme se démarque et donne l'impression d'être le seul môme de tout le casting à avoir pris des leçons de comédie. Il est généreux, authentique et n'a pas peur d'étoffer son personnage, dont l'écriture était pourtant bien artificielle... Voilà le signe d'un acteur intelligent, qui tente de pousser les personnalités qu'il incarne dans leurs retranchements même si elles sont à l'origine franchement plates... Du coup, j'ai très bon espoir !

"Il est mimi, le fils Dhawan...
Il aurait mérité mieux que de voir son potentiel essoré
par la pompe à fric qu'est la maison Dharma ! Mais il est prometteur !"


De photoshoots en interviews, le petit Dhawan se démarque et signe de multiples projets. Ceci étant, il faut attendre 2014 pour le retrouver au cinéma...


lisez l'article sur Varun
dans notre dernier numéro !
PAGE 52



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