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B&C 3 : Critique de Sillunu Oru Kaadhal

À l'occasion de l'anniversaire de Jyothika, découvrez la critique du film Sillunu Oru Kaadhal disponible dans le troisième numéro du magazine Bolly&Co, sortie en 2011 !
C
CRITIQUE


Sillunu Oru Kaadhal
mots par asmae, numéro 3, 2011
Sillunu Oru Kaadhal est une romance tamoule sortie en 2006. Elle réunit pour la dernière fois le couple le plus apprécié du public tamoul : Surya Sivakumar et Jyothika Saravanan. Mais ils n'auront pas le temps de leur manquer, puisqu'à peine quelques semaines après la sortie du film, ils se marient. Le long-métrage compte également à sa distribution l'actrice Bhoomika Chawla et le comique Santhanam.
histoire

Tout commence dans le petit village d'Ambasamudram. Kundavi, jeune étudiante farouchement opposée aux mariages arrangés, épouse Gowtham un homme qu'elle ne connait pas. L'ambiance est à la fête, sauf pour les principaux intéressés qui semblent plutôt contrariés par cette union... On retrouve le couple six ans plus tard à Mumbai. Ils ont une fille, Ishu, et semblent s'entendre à merveille. Oh magie du cinéma, ils sont tombés amoureux l'un de l'autre après le mariage. Et alors que tout semble bien aller, Gowtham doit partir à l'étranger pour mener à bien un projet professionnel. Perturbée par l'absence de son mari, c'est en fouillant dans ses vieux cartons que Kundavi tombe sur le journal intime que son mari tenait lorsqu'il était à l'université...

Nous voici donc plus de six ans en arrière, bien avant les épousailles du couple principal. Gowtham est le caïd du campus et casse la figure de tous les petits bleus de l'établissement qui osent se mettre en travers de son chemin. Et c'est lors d'un de ses nombreux affrontements qu'il croise le regard d'Ishwarya, Ishu pour les intimes. Ils tombent follement amoureux l'un de l'autres même si Ishu se révèle beaucoup moins démonstrative. Ils veulent se marier, sauf que le père d'Ishwarya, politicien respecté, n'acceptera pas que sa fille épouse une petite frappe des bas fonds du genre de Gowtham. C'est le jour de leur mariage secret qu'ils sont séparés violemment par le père de la jeune femme. Ils ne se reverront plus.

Peu de temps après, l'oncle de Gowtham a un grave accident et sur son lit de mort demande à Gowtham d'épouser la jeune Kundavi. Retour vers le futur, Kundavi est bouleversée d'apprendre que son mari en a aimé une autre, même si c'était bien avant qu'ils se rencontrent...
critique

A la lecture de ce synopsis on est en droit de se demander comment le couple mythique de Kaakha Kaakha a pu accepter ce qui a tout l'air d'être un sketch géant. L'histoire est vue et revue, inégale et approximative et Bhoomi Chawla délivre une prestation déplorable et totalement caricaturale.

Mais alors, que reste-t-il de positif dans Sillunu Oru Kaadhal ? Et bien son couple principal en premier lieu. Surya et Jyothika possèdent une magie nettement comparable à celle qu'irradient Shahrukh Khan et Kajol au nord. Ils incarnent avec subtilité et conviction ce couple perdu entre ses illusions passées et ses émotions actuelles. Jyothika tire évidemment son épingle du jeu en interprétant cette femme blessée et désemparée sans en faire trop, mais en y mettant assez de hargne pour être crédible. Surya n'est cependant pas en reste : sa prestation est même ambivalente puisqu'il doit incarner Gowtham à deux périodes très différentes de sa vie. Il a su donner toute la frénésie et la fougue nécessaire au personnage de Gowtham dans sa jeunesse et toute sa délicatesse et sa droiture lorsqu'il est adulte.

La photographie est superbe, les scènes chantées parfaitement mise en image, les scènes entre le duo vedette sont tantôt tendres, tantôt bouleversantes.

Sillunu Oru Kaadhal doit également beaucoup à la musique d'A.R. Rahman qui a composé un album magistral. Entre les morceaux "Jillendru Oru Kaadhal" et "Munbe Vaa", il y a clairement un titre qui sort du lot : "New York Nagaram" interprété par A.R. Rahman lui-même. Empreinte de mélancolie, cette chanson romantique au rythme enlevé est le son le plus mémorable de la bande-son du film... lire la suite ?


lisez la critique en entier
dans notre 3ème numéro !
PAGE 122



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