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B&C 9 : Critique de Inji Iduppazhagi

À l'occasion de l'anniversaire de la belle Anushka Shetty, découvrez la critique du film Inji Iduppazhagi (Size Zero) disponible dans le 9ème numéro du magazine Bolly&Co, sortie en 2016 !
C
CRITIQUE
Inji Iduppazhagi
mots par Asmae Benmansour, numéro 9, 2016
Je ne suis pas forcément fan d'Anushka Shetty. Pourtant, c'est indéniablement l'une des actrices les plus intéressantes des industries tamoule et télougoue de cette décennie. Elle sait jouer et faire des choix de carrière audacieux et intéressants. Mais je dirais qu'il lui manquait selon moi un projet qui me permette de m'identifier à elle, un rôle frais et dynamique qui s'éloigne de son apanage d'héroïne dramatique. Avec Inji Iduppazhagi, également sorti à Tollywood sous le titre Size Zero, j'espérais de fait la découvrir sous ce jour nouveau. Et je n'ai pas été déçue, d'autant qu'elle y partage l'affiche avec l'un de mes acteurs préférés du Tamil Nadu : le superbe Arya. Mais avant d'en dire davantage sur ce qui fait la qualité de ce métrage romantique des plus agréables, faisons un point rapide sur sa trame...
Sweety (Anushka Shetty) a 27 ans. Elle est belle et rayonnante. Elle adore son travail et porte ses valeurs et sa famille au centre de ses prérogatives. Elle rencontre Abhi (Arya). Il est beau, sympathique et engagé dans des causes humanitaires. Sweety tombe amoureuse. Sauf qu'Abhi lui préfère Simran (Sonal Chauhan), une gravure de mode qui rappelle à Sweety qu'elle a des formes qu'elle n'assume soudainement plus du tout. Le cœur brisé, elle entreprend un régime drastique au sein de la clinique Size Zero, initiée par Satyanand (Prakash Raj)...

Inji Iduppazhagi, c'est pour moi l'occasion de découvrir Anushka Shetty dans un registre auquel elle ne nous a pas habitué : la comédie romantique.

Loin des personnages de femmes fortes et combatives qu'elle a campés dans des métrages comme Arundhati, Baahubali et Rudhramadevi, la comédienne s'illustre dans un univers léger, pétillant et positif. Pour lui donner la réplique a été missionné l'un des acteurs qui portent le genre avec brio à Kollywood : Arya. Avec des productions telles que Madrasapattinam, Chikku Bukku et Raja Rani, le bellâtre aux yeux verts est coutumier des rôles de prince charmant original. Mais Inji Iduppazhagi dépasse largement la simple comédie sentimentale et porte également un message fort sur le culte de la minceur et l'industrie des régimes-miracle.
La preuve qu'Anushka Shetty a toujours ce souci de prendre part à des œuvres aussi intelligibles que divertissantes. A travers Sweety, la comédienne règle aussi ses comptes avec des médias qui ont souvent pris la liberté de critiquer sa silhouette rebondie et ses formes, très éloignée des physiques sylphides d'actrices comme Katrina Kaif ou Amy Jackson.

Le film dénonce également l'influence néfaste des médias sur le rapport des femmes à leur corps.

Les publicités, les magazines, les émissions et le cinéma prônent une beauté unique incarnée par la minceur, comme si les rondeurs étaient synonymes de laideur. Sweety est bien dans sa peau et s'assume sans que cela n'affecte sa confiance en elle d'une quelconque manière. Car une femme qui s'aime et connaît sa valeur prend plus facilement de distance avec les discours propagandistes des industries de la mode et de la télévision. Mais lorsqu'elle tombe amoureuse d'Abhi, la jeune femme s'ouvre, se dévoile et se met de fait en position de faiblesse. Le rejet de ce dernier la vulnérabilise et en fait une proie facile pour les charlatans qui veulent profiter de la détresse de femmes complexées pour se faire du fric.

Inji Iduppazhagi met ainsi habilement en lumière l'influence du regard... lire la suite ?


lisez la critique en entier
dans notre 9ème numéro !

page 168

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