L'Inde et l'Asie du Sud lors du 79ème Festival de Cannes.
4 mai 2026

Un film indien en compétition officielle ?
Non. C’est déjà arrivé par le passé, et c’est d’autant plus criant cette année : l’Inde n’est représentée par aucun long-métrage, que ce soit en compétition officielle ou dans les sélections parallèles comme la Quinzaine des Cinéastes ou La Semaine de la Critique.
Alors que le pays possède l’une des industries cinématographiques les plus prolifiques au monde, cette absence vient rappeler que la compétition est dure et que pour se faire une place à l’international, il faut redoubler d’effort. Ne négligeons pas non plus les coûts d’un tel festival, et pour le cinéma indépendant indien, c’est encore plus compliqué pour pouvoir y prétendre.
Dans la catégorie court-métrage, l'Inde est-elle représentée ?
Une étudiante de l’Institut Indien du Cinéma et de la Télévision présentera son travail à la Cinéfondation. Il s’agit de Mehar Malhotra avec Shadows of the moonless nights. Cette jeune réalisatrice fait partie des 14 heureux élus, parmi plus de 2500 projets envoyés, et ce n’est pas rien !
Qu’en est-il des pays voisins à l’Inde, comme le Pakistan ou le Népal ?
Dans le cadre d’un festival du film, Bolly&Co a eu la chance de découvrir des œuvres venant d’Asie du Sud comme le Bangladesh, le Sri Lanka, le Pakistan ou encore le Népal. Cette 79ème édition du Festival de Cannes est une belle année pour ce dernier, avec un long-métrage en compétition officielle pour la première fois de son histoire.
En effet, dans la section Un Certain Regard, vous pourrez découvrir Les Éléphants dans la brume (Elephants in the Fog / तिनीहरू) du réalisateur Abinash Bikram Shah. Ce premier long-métrage est très attendu, surtout depuis que le réalisateur a remporté une Mention Spéciale du jury pour son court-métrage Lori à Cannes en 2022.
Enfin, le réalisateur Ananth Subramaniam, dont le court-métrage Bleat! narre l'histoire d’un vieux couple malaisien d’origine tamoule, sera également de retour avec une co-réalisation, Holy Crown, dans le cadre de NEXT STEP STUDIO de la Semaine de la Critique, qui met cette année en avant l’Indonésie.
L’Inde et le Marché du Film
Le Pavillon Indien (ou Bharat Pavillion) sera comme chaque année le centre névralgique pour les artistes du pays pendant le Marché du Film - l’un des plus grands rendez-vous commerciaux au monde avec plus de 12 500 professionnels du cinéma qui répondent présents.
Des sous-sols du Palais aux pavillons internationaux de la French Riviera, loin des flashs du tapis rouge, s'organise une fourmilière stratégique où se négocient les financements, les droits de diffusion et les coproductions des œuvres de demain. Certaines boîtes de production ont d’ores et déjà commencé à faire la promotion de leur film comme Gudgudi de Manisha Makwana, September 21 de Karen Kshiti Suvarna ou encore Balan : The Boy du réalisateur malayalam Chidambaram (auquel on doit notamment le superbe Manjummel Boys).
A l’approche de la 79ème édition, d’autres surprises nous attendent sûrement comme l’annonce récente de First Ray Films avec pas moins de 6 films qui seront présentés lors du Marché du Film comme Om Ka Hari de Harish Vyas avec Raghubir Yadav, Soni Razdan et Ayesha Kapur ou encore Lakadbaggha 2 : The Monkey Business d’Anshuman Jha avec Adil Hussain et Sarah Jane Dias.
Et sur le tapis rouge ?
Nous pourrons compter cette année encore sur la présence des ambassadrices L'Oréal comme Aishwarya Rai Bachchan et Alia Bhatt. L’actrice anglaise d’origine indienne Simone Ashley, également égérie pour L’Oréal, fera aussi une apparition sur la croisette - l’occasion de rappeler par ailleurs qu’elle s’est récemment lancée dans la musique.
Certaines célébrités sont également conviées soit via le Pavillon Indien, soit par d’autres marques ou évènements parallèles. Ce sera le cas, peut-être, de Tara Sutaria, qui devrait faire ses premiers pas sur la Croisette.
Enfin, la réalisatrice Payal Kapadia est également de retour, mais cette fois en tant que présidente du jury de la Semaine de la Critique. Un nouveau moment historique pour l’Inde, qui voit pour la première fois l’un de ses artistes présider ce panel.
