Il y a des films que l'on quitte avec la sensation d'avoir feuilleté un album photo : des images qui restent, des émotions qui s'impriment, mais pas toujours le souvenir d'une histoire clairement racontée.
Il y a quelque chose d'attachant dans les premiers films qui se donnent pleinement à leur sujet, quand bien même ils trébuchent sur leur propre ambition.
C'est dans le cadre du Festival des Cinémas Indiens de Toulouse, où le film était présenté en avant-première mondiale, que j’ai découvert ce premier long-métrage de Rohan Bakshi.
Il arrive parfois, dans le flux continu de productions formatées et de suites sans âme, qu'un petit film surgisse de nulle part et vous cueille à froid.
C'est avec une poignée de films indiens soigneusement sélectionnés que le Festival des Cinémas Indiens de Toulouse continue, année après année, de faire un travail de passeur précieux.