La critique de : Bunty aur Bubli 2 (★★☆☆☆)

mardi 23 novembre 2021
critique film bunty aur bubli 2 rani saif Quand Yash Raj Films annonce la sortie de Bunty Aur Babli 2 avec Rani Mukerji et Saif Ali Khan, l’excitation est à son maximum. Plus de 15 ans après la sortie du premier volet réalisé par Shaad Ali, je ne peux m’empêcher de me demander ce que cette suite va donner et si, comme le précédent film, elle sera aussi agréable et divertissante. Bonne nouvelle d’ailleurs, Bunty aur Babli 2 est projeté dans le cinéma de ma ville : une occasion en or pour ne pas le rater.

Sauf qu’après la séance, je ne sais pas du tout comment faire pour vous en parler sans être trop négative…



Il faut dire que je ne me souviens pas de grand-chose au sujet de Bunty Aur Babli. Vimmi (Rani Mukerji) et Rakesh (Abhishek Bahchan) se rencontrent par hasard après avoir fui leurs familles respectives pour réaliser leurs rêves. Comme rien ne se passe comme prévu, ils décident d’arnaquer en série pour se faire de l'argent. La célébrité acquise par leurs multiples larcins et ce mode de vie excitant finit par leur monter à la tête. Aussi, Dashrath Singh (Amitabh Bachchan), un policier intransigeant, parvient à leur mettre la main dessus.

Bunty Aur Babli 2 commence avec une introduction reprenant exactement les images du premier film, simplement en remplaçant Abhishek par Saif Ali Khan (et c’est plutôt cool).

Nos héros ont une vie de famille tout ce qu’il y a de plus basique, mais deux jeunes arnaqueurs décident de prendre le nom de Bunty et Babli pour escroquer des personnes malhonnêtes… Et c’est là que l’histoire commence vraiment, sans jamais être véritablement à la hauteur de son potentiel.

Je vais être honnête, je n’attendais rien d’exceptionnel. Je voulais simplement une comédie sympathique, avec en bonus deux stars de renom comme Rani Mukerji et Saif Ali Khan. Aussi, c’est l’occasion de retrouver Siddhant Chaturvedi (excellent dans Gully Boy). Pourtant, dès les premières minutes du métrage, l’histoire n’est ni drôle, ni intrigante. Le temps va être long...

Le point positif de ce métrage, ce sont ses acteurs.

Chacun maitrise son personnage, et tente de s’en sortir comme il le peut avec le plus d'engagement possible. Si Rani et Saif ont davantage à exploiter que Siddhant et la débutante Sharvari Wagh (que j’ai trouvé très chouette), les personnages de Vimmi et Rakesh finissent par devenir des caricatures d’eux-mêmes pour lesquels ont a, en définitive, aucune empathie. J'ai trouvé ça très difficile de les prendre au sérieux et donc d'autant plus difficile d’entrer véritablement dans l’histoire qu'ils nous racontent. L’alchimie que les acteurs partagent habituellement à l'écran fait parfois son apparition, mais c’est si bref que ça ne suffit pas à nous faire tenir durant tout le visionnage. Ils peuvent être très drôles, oui. Mais ils sont capables de tellement plus que je trouve réellement dommage de ne pas leur avoir donné encore plus de place ! Et forcément, cela s'applique au reste du casting. Même Pankaj Tripathi, toujours très bon quoi qu’il fasse, ne sauve pas la mise tant son rôle est répétitif par rapport à ce qu’il a déjà fait auparavant.

Le gros problème de Bunty Aur Babli 2, c’est que malgré un contexte de départ intelligent pour reprendre le récit là où il s’était arrêté (et encore, je crois que chronologiquement, Pappu, le fils du couple éponyme, devrait être un adolescent), le scénario va trop vite et les grosses facilités ne passent vraiment pas inaperçues.

Ainsi, plus l’histoire avance, moins nous sommes impressionnés. Avoir Rani et Saif à l'écran peut faire plaisir, mais ce n'est pas suffisant. Bunty Aur Babli 2 semble avoir été écrit à la va-vite et manque cruellement de travail.

Et si vous espérez de la bonne musique, n'ayez pas trop d'espoir non plus. Ici, rien d’accrocheur, vraiment. Rien qui reste en tête, pas même la ballade "Luv Ju" avec l'inénarrable Arijit Singh.
LA NOTE: 2/5
★★☆☆☆
mots par
Elodie Hamidovic
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"A grandi avec le cinéma indien, mais ses parents viennent des pays de l'est. Cherchez l'erreur."