Critique : Thiruchitrambalam (★★★★★)

mercredi 24 août 2022 —
critique de Thiruchitrambalam cinéma indien france Le 20 août dernier, j’ai eu le plaisir d’aller découvrir le dernier film de l’acteur Dhanush, Thiruchitrambalam, en salles obscures. Une séance un samedi soir à 21h, au Gaumont Saint Denis. C’est ainsi sans surprise que j’ai découvert une salle comble de fans enthousiastes à la perspective de découvrir le nouveau succès de leur star favorite. Ce qui n’était pas le cas de Monsieur Ammour, qui a accepté de m’accompagner à cette projection…

"Mais c’est qui, Dhanush, pour qu’il y ait autant de monde ?”

Mon cher mari n’a pas fait ses devoirs, car pas plus tard que dans notre podcast sorti il y a deux semaines, nous vous rappelions à quel point il était un phénomène au cinéma tamoul, au même titre que ses collègues Vijay ou Ajith Kumar. Pas étonnant de le voir à ce point fédérer jusque dans l'Hexagone, donc !

La séance démarre, et c’est à partir de ce moment-là que je n’ai plus vu le temps passer. Thiruchitrambalam, qui porte le nom de son héros, nous embarque dans 2 heures et demie de titubations amoureuses, de coups du sort, de drames familiaux et de grande poésie. Oui, rien que ça ! Si l’histoire qui nous est racontée n’a rien de grandement original, elle touche car elle parle de la vie, la vraie. Celle où on apprend ce qu’est l’amour, celle où on vit des événements difficiles, où on grandit, où on se fâche pour ensuite apprendre à pardonner.

Dhanush est, comme à son habitude, absolument impeccable en romantique velléitaire en proie à de nombreux tourments.

Il donne à son personnage l’humanité et le charme qui nous le rendront assez attachants pour qu’on ait envie de le suivre. Face à lui, d’abord un casting masculin franchement formidable ! Prakash Raj est bouleversant en père de famille d’abord froid puis meurtri, Bharathiraja est quant à lui un grand-père fédérateur aussi drôle que touchant. Tous les trois donnent vie à cette famille dysfonctionnelle qui essaye, tant bien que mal, de se reconstruire.

Du côté des personnages féminins, si Raashi Khanna et Priya Bhavani Shankar font des apparitions anecdotiques, Nithya Menen attrape la caméra pour ne plus la lâcher. L’actrice prouve une fois de plus, au cas où ce n’était pas encore clair, quel incroyable interprète elle est. Tantôt hilarante, tantôt attachante, elle fait de Shobana le personnage le plus délicieux du film.

La musique d’Anirudh Ravichander est d’une beauté sans pareil !

Faisant corps avec la réalisation inspirée de Mithran R. Jawahar, elle donne lieu à de jolis instants dansés et quand elle ne fait pas chanter Dhanush (qui pose sa voix sur deux titres de la bande-son), elle sublime des séquences émotions à vous faire pleurer à chaudes larmes ! Si je devais retenir une scène du film, ce serait celle qui illustre le morceau jazzy “Megham Karukatha”, instant suspendu du métrage qui n’est pas sans rappeler le “A Lovely Night” de La La Land.

En conclusion, je ne peux que vous encourager vivement à aller découvrir Thiruchitrambalam dans votre cinéma le plus proche.



J’ai personnellement passé un magnifique moment de cinéma, où le public interagissait à l’unisson avec l’oeuvre, riant en choeur lors des nombreuses répliques qui font mouche de nos protagonistes, tapant des mains lors des séquences musicales entêtantes et se plongeant dans un silence religieux lors que le film redevenait sérieux… Bref, ne vous cherchez plus d'excuses, Thiruchitrambalam est déjà l’un des meilleurs films indiens de l’année ! J’en profite donc pour remercier Night ED Films pour cette programmation en salles françaises, qui donne lieu à ce genre de découvertes mémorables.
LA NOTE: 5/5
★★★★★
mots par
Asmae Benmansour-Ammour
"Quand Nivin Pauly a dit mon prénom, je ne m'en souvenais même plus moi-même."
lui écrire un petit mot ?

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