Les films female centric à Bollywood à partir des années 2000.

mardi 8 mars 2022
Les films female centric à Bollywood — Cet article a été publié dans le numéro 13 de Bolly&Co, page 68.

Au début des années 2000, un nouveau courant a frappé le cinéma indien avec des réalisateurs prêt à s'intéresser aux femmes en tant que telles. Aussi bien vulnérable que forte, ils ne cherchent pas à coincer le personnage féminin dans une case. Si je garde un amour nostalgique pour les vieux films, en termes de qualité, la liste qui suivra l’emporte largement.

La raison est simple : aujourd’hui, les réalisateurs ont plus de liberté.



Même si la censure reste pour certains une problématique (peut-être que Bolly&Co en parlera un jour), la limitation des sujets à aborder et la manière dont ils doivent être présentés restent considérablement moins réductrices qu’à une certaine époque. Plusieurs thèmes considérés comme tabou par le passé sont de nos jours transformés en films, véhiculant des messages poignants. Ainsi des métrages mettent en scène des femmes en avan pour prouver qu’elles ne sont pas nécessairement des êtres faibles. Elles peuvent aussi être synonymes de pouvoir, de force et de confiance en soi.

Si je prends les années 2000 comme point de départ de ces temps modernes, il faut que je vous parle de deux actrices qui, par leurs choix, ont ouvert la porte à d’autres. Le fait qu’il s’agisse de mes deux actrices préférées n’est d’ailleurs qu’une coïncidence. Je parle effectivement de Rani Mukerji et de Vidya Balan.

Après avoir commencé sa carrière comme beaucoup d’autres actrices de son époque, c’est en 2002 que Rani a su s’imposer réellement, avec le film Saathiya. Accompagnée de Vivek Oberoi, c’était la première fois que son rôle avait autant d’importance que celui de l’homme qui partageait l’affiche avec elle. Il est vrai que l’actrice a délivré de belles performances avant cela, que ce soit dans le fameux Kuch Kuch Hota Hai, ou l’intéressant Chori Chori Chupke Chupke. Cependant, et en toute objectivité, elle restait quelque part la belle dame qui faisait chavirer le cœur du héros. Un élément de l’histoire qui n’est là que pour apporter le support émotionnel nécessaire au mâle alpha.

Suite au métrage de Shaad Ali qui lui a valu son premier Filmfare Award, la star a maintenu cette importance partagée dans la majorité des projets qu’elle a signés par la suite. Que ce soit dans Chalte Chalte, face à Shahrukh Khan, ou dans Hum Tum, face à Saif Ali Khan. Sa montée en puissance dans les métrages qui représentent convenablement la femme indépendante s’est faite graduellement. En 2005, la sortie du film Black, signé Sanjay Leela Bhansali, donne à Rani tout ce dont elle a besoin pour prouver que les rôles féminins peuvent tout autant prendre l’audience au dépourvu.

Sa prestation est poignante, puissante, émotionnelle. Les femmes deviennent ainsi un modèle de courage et de persévérance.

Parrallèlement, c'est durant la même année que Vidya Balan fait ses débuts à Bollywood avec un autre film : Parineeta. Surnommé à l’époque le « Devdas à la fin heureuse », le métrage de Pradeep Sarkar marque les premiers pas vers une carrière florissante de son actrice principale. D’ailleurs, il faut noter que Pradeep reste l’un de ces réalisateurs à contribuer activement à la création de rôles féminins importants. A part Parineeta, nous lui devons également l’émotionnel Laaga Chunari Mein Daag (2007), le puissant Mardaani (2014) et Eela, avec Kajol en tête d’affiche.

Une autre actrice a également marqué le début des années 2000 par sa présence : Karisma Kapoor.

Peu importe mon appréciation personnelle pour des actrices plus jeunes, comme Kangana Ranaut, Priyanka Chopra ou autres, il faut que je parel de Karisma Kapoor. Elle fait partie de ces femmes qui se sont affirmées, puis que l’on a oublié, alors que ses projets étaient très puissants, en particulier ceux qui ont précédé son mariage en 2003. Entre Zubeidaa, Fiza et Shakti, l’ainée des sœurs Kapoor était bien lancée pour redonner un boost supplémentaire à ce genre d’œuvres. Suffisamment connue pour compter sur la participation de grands acteurs comme Shahrukh Khan, et suffisamment talentueuse pour donner l’ampleur nécessaire à ses rôles. A son nom peuvent s’ajouter ceux d’Urmila Matondkar et de Manisha Koirala qui après avoir atteint le sommet de leurs carrières respectives dans les années 1990, se sont éloignées de l’orbite bollywoodien rapidement.

Je pourrais également m’étaler sur la carrière de Tabu qui a délivré de très belles performances à cette époque-là, mais je préférerai vous laisser redécouvrir notre numéro à son sujet. Et heureusement qu’elle est restée active dans l’industrie, car elle ne fini pas de nous surprendre ! La seconde partie des années 2000 était certes marquée par l’apparition furtive de quelques métrages centrés sur leurs actrices principales, mais c’est bien durant les années 2010 que la révolution s’est réellement enclenchée.

Parce qu’en plus du succès auprès des critiques, les films avec une femme à leur tête ont commencé à générer des profits.

L’année 2011 était particulièrement marquante, non seulement parce qu’il y avait une diversité de rôles féminins (que nous approuvions ou non leur qualité, nous avons eu des comédies romantiques comme Turning 30 et Tanu Weds Manu et un thriller en l’occurrence 7 Khoon Maaf), mais aussi parce qu’elle a été marquée par deux métrages : No One Killed Jessica et The Dirty Picture.

Avec ses choix osés, Vidya Balan a motivé d’autres actrices à faire de même. Succès après succès, elle a prouvé qu’une femme peut vendre. Ainsi d’autres réalisateurs et producteurs ont tenté de donner aux projets du même genre, de nouvelles chances et un nouveau souffle. Toutefois, j’ai l’impression qu’à partir de la fin d’année 2017, l’industrie cinématographique indienne a fait un pas en arrière sur ce point.

Le nombre de projets annoncé pour cette année est infiniment minime, en comparaison aux années précédentes qui ont offert au public de véritables pépites !

Et les années suivantes, les films dit female-centric restent limités. Il y a certes des pépites, mais aussi des essais ratés ou des métrages conçus en espérant surfer sur le succès des rares réussites (à titre d'exemple, l'échec monstrueux de Manikarnika, qui cherchait à reproduire l'effet de Padmaavat). Néanmoins, plusieurs actrices d'une nouvelle génération prennent les choses en main, comme Taapsee Pannu ou enore Bhumi Pednekar et permettent de découvrir des personnages forts et des films impactant. Les film female centric ont désormais une place majeure et pas une année ne passe sans qu'un vrai bon métrage du genre, ne soit diffusé. Malheureusement, cela ne veut pas dire que le rôle de la jolie plante n'existe plus...

Découvrez dès maintenant ma sélection de film female centric du 21ème siècle à ne pas rater...



Astitva (2000)

Rares sont les films qui traitent de manière mature du thème des relations extraconjugales. Tourné simultanément en deux langues (hindi et marathi), Astitva a pu compter sur son talentueux casting pour relater son histoire. Aditi (Tabu) hérite la fortune de son ancien professeur de musique. Cet évènement fait douter son mari, Shrikant (Sachin Khedekar), sur les raisons qui auraient poussé le défunt musicien à agir de la sorte. Dans un mariage étouffant, aux traits pourtant heureux, Aditi tente comme elle peut de trouver sa propre identité dans un monde clairement chauvin.

Astitva poster

Fiza (2000)

Durant l’année 1993 et suite aux émeutes de Bombay, Amaan (Hrithik Roshan) disparait sans laisser de trace. Six ans plus tard, sa sœur Fiza (Karishma Kapoor) décide de prendre la situation en main en partant à sa recherche. Usant de tous les moyens possibles pour y arriver. Accompagnés de Jaya Bachchan qui interprète leur mère, les acteurs brillent dans leurs rôles respectifs. Khalid Mohammed capture avec finesse la détresse de deux femmes qui perdent l’homme de la famille. Maintenant, elles doivent compter sur elles-mêmes dans une société patriarcale.

Fiza poster

Lajja (2001)

L’un des rares exemples bollywoodiens qui prouvent qu’un film multistarrer n’a pas besoin d’être stupide. En regroupant la crème de la crème de l’époque, le réalisateur Rajkumar Santoshi a pointé du doigt une multitude de problèmes que les femmes rencontrent quotidiennement dans la société. Vaidehi (Manisha Koirala) est le personnage central de ce drame. Ne supportant plus les excès de son mari à son égard, elle se retrouve enceinte et mise à la porte. Ses aventures la poussent à croiser le chemin de plusieurs femmes (et hommes, accessoirement), qui vivent leurs vies comme elles le peuvent malgré les circonstances.

Lajja poster

Chandni Bar (2001)

Madhur Bhandarkar était à une époque un réalisateur de calibre. Chandni Bar est le premier film à valider cette image de cinéaste fin et engagé. Un métrage qui se déroule dans un monde cruel et sans scrupule. Mumtaz (Tabu) n’a jamais eu la vie facile. Danser dans le Chandni Bar lui permettra de surmonter nombre de ses épreuves, tout comme il déclenchera sa descente aux enfers.

Chandni Bar poster

Zubeidaa (2001)

C’est avec Riyaz (Rajit Kapur) que le film Zubeidaa commence. Un jeune homme qui n’a jamais connu sa mère décide de partir à sa recherche. Ou du moins, à la recherche de son histoire, qu’il souhaite connaître plus que tout. Actrice de confession musulmane, Zubeidaa (Karisma Kapoor) est forcée d’épouser un homme qu’elle ne connaît pas. Après un mariage malheureux, elle part à la recherche de son propre bonheur, laissant derrière elle son fils après s’être mariée une seconde fois. Dans la vraie vie comme dans les films, les histoires de princes qui tombent amoureux d’actrices sont innombrables. Ici, Zubeidaa doit tenir tête aux obstacles de la société pour s’accomplir.

Zubeidaa poster

Ek Hasina Thi (2004)

Ek Hasina Thi est vraiment un film à voir. Les métrages de vengeance ont toujours été un des thèmes fétiches du cinéma indien. Voir les rôles s’inverser, avec une femme qui prend son destin en main, reste toujours agréable à condition que le scénario et les prestations s’y prêtent. Ek Hasina Thi, c’est l’histoire d’un amour qui se transforme en haine. Une injustice subie qui ne doit pas demeurer impunie. Urmila y est excellente, et Saif Ali Khan ne manque pas cette occasion pour montrer sa capacité à tenir un rôle négatif.

Ek Hasina THi poster

15 Park Avenue (2005)

Un film avec des rôles féminins aussi puissants, c'est rare. Un film avec pour sujet les maladies mentales l’est encore plus, et ce même aujourd’hui. 15 Park Avenue est une de ces petites perles qui surprend. Peu connu et peu promu, il dispose pourtant d’un casting de rêve. Mitali (Konkona Sen Sharma) est une jeune femme souffrant de schizophrénie. Sa sœur Anjali (Shabana Azmi) prend la responsabilité de s’occuper d’elle, avec l’aide de sa mère (Waheeda Rehman).

15 park avenue poster

Water (2005)

Est-ce que la vie d’une femme doit s’arrêter au même moment que l’existence de son mari ? C’est une question née d’une vieille tradition indienne sur laquelle le film se focalise. Un groupe de veuves est forcé à vivre dans la pauvreté au sein d’un temple qui les accueille après la mort de leurs époux. Kalyani (Lisa Ray), l’une de ces femmes, croise le chemin de Narayan (John Abraham). Leur histoire d’amour lui donne l’espoir d’un futur et d’une nouvelle vie. Water est le dernier volet de la trilogie des éléments de Deepa Mehta, précédé par Fire (1996 avec Nandita Das et Shabana Azmi), puis Earth (1998 avec Aamir Khan, Nandita Das et Rahul Khanna).

water poster

Black (2005)

Inspiré de l’histoire réelle d’Helen Keller, une militante politique américaine aveugle et sourde, Black est le seul film de Sanjay Leela Bhansali à obtenir le National Award du Meilleur Film Hindi. Le film s’attard sur Michelle (Rani Mukerji/Ayesha Kapur), aveugle et sourde depuis l’âge de deux ans. Elle narre sa vie, ainsi que sa relation avec un professeur spécialisé qui s’occupe d’elle, Debraj (Amitabh Bachchan). Si vous n’avez pas encore vu ce métrage, arrêtez ce que vous êtes en train de faire et foncez !

Black poster

Dor (2006)

Un casting discret et un script intéressant font de Dor un film à voir. C’est l’histoire d’une amitié naissante entre deux femmes que tout sépare. Zeenat (Gul Panag) est une musulmane citadine de l’Himachal Pradesh. Meera (Ayesha Takia) est une femme traditionnelle hindoue du Rajasthan. Leurs chemins se croisent au moment où le mari de la première est accusé du meurtre de l’époux de la seconde. Accompagnées de Shreyas Talpade, les deux actrices ont ici l’occasion de montrer leur calibre dans des rôles qui les éloignent de ce qu’elles avaient l’habitude de faire à l’époque.

Dor poster

Ishqiya (2010)

La séduction semble être un critère primordial pour toute femme fatale. Quand il est utilisé à bon escient, le résultat peut être un rôle féminin parfaitement modelé. Comme c’est le cas de Krishna, interprétée par Vidya Balan dans le premier métrage d’Abhishek Chaubey. Après avoir pris la fuite, Khalu (Naseeruddin Shah) et Babban (Arshad Warsi) se réfugient dans un petit village où leur chemin croise celui de cette femme. Veuve ayant récemment perdu son mari dans une explosion, elle les accueille chez elle. S’en suit alors un enchainement de péripéties que les deux hommes n’ont pas vu venir.

Ishqiya poster

No One Killed Jessica (2011)

Une histoire vraie qui a tourmenté l’Inde pendant plusieurs années. Jessica (Myra Karn) vient d’une famille simple. Son droit à la vie lui est brutalement arraché par le fils d’un politicien qui l’assassine gratuitement et s’en tire en toute facilité. Le film raconte les tourments de sa sœur Sabrina (Vidya Balan) qui ne cherche que la justice pour sa défunte sœur, épaulée par Meera (Rani Mukerji), une journaliste.

No one killed jessica poster

The Dirty Picture (2011)

Manifestement inspiré de la vie de Silk Smitha, The Dirty Picture est une vision. Une critique honnête d’une industrie sans scrupule quand il s’agit de traiter ses artistes féminines. Reshma (Vidya Balan) est une villageoise avec un grand rêve : celui de devenir une star. Dans un monde contrôlé par les hommes, par la chair et non par la qualité, celle qui devient alors Silk se retrouve à arpenter une voie qui n’est pas sans obstacle.

the dirty picture poster

Kahaani (2012)

Une femme est signe de vulnérabilité. Encore plus quand il s’agit d’une femme enceinte. Pourtant rien n’empêche Vidya Bagchi (Vidya Balan) de faire tout le trajet depuis Londres jusqu’à Calcutta, à la recherche de son mari disparu sans laisser de trace. Mais qu’est-ce que cette quête va lui réserver ? Et si les apparences étaient particulièrement trompeuses ?

Kahaani poster

English Vinglish (2012)

Qui n’a pas aimé le retour triomphant de Sridevi sur grand écran ? Et c’est le cas de le dire ! Le métrage de Gauri Shinde s’inscrit dans le registre de films dont on ne se lasse jamais. Positif et léger, tout en étant porteur d’un message impactant. Shashi (Sridevi) est une femme au foyer qui quitte son Inde natale pour la première fois, afin d’assister au mariage de sa nièce à New-York. Là-bas, elle découvre un tout autre mode de vie. Mais surtout, elle se redécouvre en femme vivante, ambitieuse et obstinée à s’imposer dans la vie.

English Vinglish poster

Mardaani (2014)

Comparé par certains médias au film Taken avec Liam Neeson, Mardaani est un métrage que son réalisateur utilise pour sensibiliser son public à un fléau criminel important en Inde. Shivani (Rani Mukerji) est une inspectrice de police qui découvre, en suivant les traces d’une jeune fille kidnappée, un monde de trafic humain et d’esclavage sexuel. S’inscrivant dans le genre du thriller criminel, le film de Pradeep Sarkar relève également plusieurs questions concernant le système judiciaire indien, sa corruption indéniable et la force que peut avoir une femme dans de telles circonstances.

Mardaani poster

Margarita With A Straw (2015)

Réunissant des acteurs de plusieurs pays, Margarita With A Straw est une preuve de diversité, en plus d’être une preuve de courage. Quittant son Inde natale pour étudier un semestre aux États-Unis, Laila (Kalki Koechlin) surmonte son handicap physique en se découvrant elle-même et en s’ouvrant à ses nouvelles connaissances. Kalki y délivre la prestation de sa carrière dans le rôle le plus compliqué de son parcours d’actrice.

Margarita witha  straw poster

Déesses Indiennes en Colère (2015)

Des histoires d’amitié féminine, il en manque ! Pan Nalin a tenté de rectifier le tir avec l’excellent Déesses Indiennes en Colère. Un film particulier, traitant de plusieurs sujets sensibles, tout en finesse. C’est l’histoire d’une bande d’amies, toutes différentes les unes des autres qui se réunissent pour le mariage de l’une d’elles. Durant 8 jours, cette cohabitation nous plonge dans le monde de ces femmes. Brillantes, chacune à sa manière.

déesses indiennes en colère poster

NH10 (2015)

Avec un casting peu connu à l’exception de son actrice principale, NH10 fait partie de ces films sombres qui montrent à quel point la vie peut basculer en un instant. Anushka Sharma y délivre sa prestation la plus sincère et captivante, tandis que le reste des acteurs qui l’accompagnent ne manquent pas de talent non plus.

NH10 poster

Tumhari Sulu (2017)

Un rôle féminin peut être fort tout en incarnant une vraie légèreté. En prêtant ses traits au personnage de Sulu, Vidya Balan délivre une prestation remarquable dans cette dramedy attachante. L’histoire suit cette femme au foyer de classe moyenne tentant de concrétiser ses modestes rêves. Le métrage aura droit à un remake tamoul avec Jyothika dans le rôle principal.

Tumhari Sulu poster

Chanda, une mère indienne (2016)

L’une des belles surprises de 2016 est ce film d’Ashwiny Iyer Tiwari. Il relate d’une relation mère-fille particulièrement honnête. Chanda (Swara Bhaskar) est une mère célibataire qui enchaine plusieurs boulots afin de pouvoir offrir à sa fille l’éducation qu’elle n’a pas pu avoir elle-même, ayant arrêté ses études au lycée. Apu (Ria Shukla) est quant à elle complètement désintéressée par les études. Dans le but d’aider l’adolescente dans la pratique des mathématiques, Chanda décide de suivre les mêmes cours que sa fille, ce qui crée une multitude de péripéties.

Chanda une mère indienne poster

Hichki (2018)

Cette comédie dramatique inspirée de faits réels donne à voir Rani Mukerji dans le rôle d’une institutrice atteinte du syndrôme Gilles de la Tourette. Et c’est avec ce métrage centré sur son personnage qu’elle décide de revenir sur grand écran, 4 ans après le succès de Mardaani. Et comme à son habitude, elle sera pressentie pour le Filmfare Award de la Meilleure Actrice.

Hichki poster

Pataakha (2018)

Ici, il n’y a pas une mais deux héroïnes dans cette satire villageoise de Vishal Bhardwaj ! Avec deux jeunes comédiennes pour le défendre (Sanya Malhotra et Radhika Madan), Pataakha n’attend pas de ses vedettes qu’elles soient belles ou séduisantes, mais authentiques et brutales. Ce film sur deux sœurs que tout oppose vaudra d’ailleurs à Radhika Madan deux nominations aux Filmfare Awards, dans les catégories du Meilleur Espoir et de la Meilleure Actrice.

Pataakha poster

Shakuntala Devi (2020)

Ce biopic sur une illustre mathématicienne vient prouver une énième fois que la reine du film “female centric” en Inde n’est autre que Vidya Balan ! Et si le métrage mise surtout sur la relation de Shakuntala avec sa fille (campée par Sanya Malhotra), il positionne ses protagonistes féminins au centre de son récit. Et pour la peine, Vidya recevra une nomination pour le trophée de la Meilleure Actrice aux Filmfare Awards.

Shakuntala Devi poster

mots par
Fatima Zahra El-Ahmar
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"Un thriller avec Vidya Balan et Farhan Akhtar ? Le rêve !"