Bolly&co Magazine

Rencontre avec Pan Nalin : le long voyage du film La Dernière Séance...

13 juillet 2026
Interview Pan Nalin La Dernière Séance
À l'occasion de la sortie française de La Dernière Séance - distribué par Friday Entertainment -, nous avons retrouvé Pan Nalin dans sa demeure parisienne. Trois ans après la présentation du film au marché du Festival de Cannes, le réalisateur indien revient sur le parcours hors du commun de cette ode au cinéma, qui a conquis les spectateurs dans plus de soixante-dix pays avant d'arriver enfin dans les salles françaises.

Au fil d'une longue conversation, Pan Nalin évoque avec passion son rapport au cinéma, la manière dont une œuvre continue de vivre et de se réinventer au contact des publics du monde entier, les profondes mutations de l'industrie, mais aussi les obstacles auxquels le cinéma indépendant est aujourd'hui confronté.

Entre souvenirs d'enfance, anecdotes de festivals et réflexion sur la création, il nous ouvre également les portes de son prochain projet, porté par une nouvelle aventure internationale.



Un entretien généreux, à l'image d'un cinéaste qui n'a jamais cessé de défendre un cinéma libre, profondément humain et résolument tourné vers l'émerveillement…

Bolly&Co : Bonjour Nalin ! On se retrouve aujourd'hui à l'occasion de la sortie française de La Dernière Séance, près de trois ans après sa présentation au marché du film de Cannes. Nous avions eu la chance de découvrir le film à cette époque. Qu'est-ce que cette sortie en France représente pour vous ? Avez-vous le sentiment qu'un film peut toujours trouver son public, même lorsqu'il met du temps à arriver dans les salles ?

Pan Nalin : Oui, j'en suis convaincu. Et heureusement, d'ailleurs.

Aujourd'hui, les films disparaissent très vite de nos esprits : quelques semaines après leur sortie, on passe déjà à autre chose. Mais La Dernière Séance a suivi un parcours assez extraordinaire.

Nous avons commencé par une sortie aux États-Unis et au Canada, puis en Australie et en Nouvelle-Zélande. Ensuite sont venus le Japon, l'Espagne, puis de nombreux autres pays européens. Aujourd'hui, le film est sorti dans près de 72 pays, ce qui est énorme. L'an dernier encore, nous pensions que son parcours était terminé. Et pourtant, il est ensuite sorti au Brésil, puis au Mexique, au Pérou… Le voyage du film n'a jamais vraiment cessé. Je crois que cela s'explique parce que La Dernière Séance parle de quelque chose de profondément universel. On n'a pas besoin d'être cinéaste ou même passionné de cinéma pour s'y reconnaître. Tout le monde se souvient de son enfance, de la première fois où il est tombé amoureux du cinéma, ou simplement d'un rêve qui a marqué sa jeunesse. C'est cela qui touche les spectateurs.

L'histoire se déroule au début des années 2010, mais finalement cela n'a pas beaucoup d'importance. Que l'on regarde le film en 2023, en 2024 ou aujourd'hui, son émotion reste intacte. Ce n'est pas un film prisonnier de son époque.

Bolly&Co : C'est exactement ce que nous avons ressenti lors de la projection organisée en janvier dernier par notre ciné-club, Desi Kino. Le film n'a rien perdu de sa portée universelle, malgré les années qui se sont écoulées depuis sa première mondiale.

Pan Nalin : Absolument. Et il y a encore énormément de spectateurs qui ne l'ont jamais vu. Beaucoup découvrent même son existence seulement aujourd'hui. Pendant longtemps, partout où j'allais, on me demandait : « Mais quand ce film va-t-il enfin sortir ? » Ce n'était pas seulement en France, mais un peu partout dans le monde.

Bolly&Co : C'est vrai qu'il semblait presque incroyable qu'un film aussi fort puisse encore être inédit en France. Justement, vous entretenez depuis longtemps une relation particulière avec le public français. Plusieurs de vos films ont été montrés, parfois même financés, en France. Vous travaillez également avec des collaborateurs français, comme le compositeur Cyril Morin, qui signe la musique de La Dernière Séance. Quel regard portez-vous sur le public français ? Y a-t-il quelque chose dans sa manière de recevoir votre cinéma qui vous touche particulièrement ?

Pan Nalin : La France a toujours accueilli mes films avec beaucoup de générosité. Dès mes débuts, les spectateurs français les ont véritablement adoptés. Même mes documentaires ont trouvé leur place ici, notamment à la télévision. En revanche, depuis la pandémie, le véritable problème n'est plus le public. Le problème, c'est devenu le système de distribution.

Aujourd'hui, sortir un film est extrêmement compliqué. Nous l'avons encore constaté avec La Dernière Séance. Il faut se battre pour obtenir des salles, convaincre les exploitants de programmer le film.

J'ai le sentiment que le marché est devenu beaucoup plus concentré et que cela laisse moins de place aux œuvres internationales. En discutant avec des distributeurs de nombreux pays, je me rends compte que le constat est le même partout : programmer un film indépendant est devenu beaucoup plus difficile qu'auparavant.

Bolly&Co : Lorsque nous nous étions rencontrés en 2023, le film venait d'entamer un parcours exceptionnel : une sélection dans la shortlist des Oscars, une magnifique carrière internationale, et cette sortie française que beaucoup attendaient. Avec le recul, qu'est-ce que cette aventure vous a appris sur la vie d'un film ? Avez-vous découvert qu'un film continue d'évoluer au fil des festivals, des rencontres et des spectateurs, bien après sa fabrication ?

Pan Nalin : Ce que j'ai surtout appris, c'est que le cinéma indépendant est devenu beaucoup plus difficile à faire vivre. Aujourd'hui, réaliser un film sans le soutien d'un grand studio, d'une plateforme ou de vedettes reconnues est devenu extrêmement compliqué. Pour financer mon prochain projet, je sais déjà que je devrai probablement réunir des acteurs connus. Sinon, trouver les financements sera beaucoup plus difficile.

Autrefois, il existait davantage d'ouverture. Aujourd'hui, tout fonctionne différemment. Les plateformes ont profondément changé l'équilibre de l'industrie, et les festivals eux-mêmes ont évolué. Il y a désormais des milliers de films proposés chaque année aux grands festivals comme Cannes, Venise, Berlin ou Toronto. Les équipes de sélection ne peuvent tout simplement plus tout voir. Les grandes sociétés de ventes internationales occupent une place de plus en plus importante. Si vous n'êtes pas accompagné par l'une d'entre elles, il devient très difficile d'être visible.

Vous pouvez réaliser un chef-d'œuvre, mais sans cette structure, vos chances d'être sélectionné diminuent énormément. Et sans festival, il devient ensuite beaucoup plus compliqué de trouver un distributeur. C'est tout un écosystème qui s'est transformé.

Bolly&Co : On a le sentiment que les distributeurs sont devenus plus prudents, peut-être parce que la logique industrielle a pris davantage de place…

Pan Nalin : Exactement. L'industrie s'est énormément concentrée et les grands studios, comme les grandes plateformes, occupent désormais une place considérable. C'est devenu très difficile pour les films indépendants.

Quand on regarde les grands festivals - Cannes, Venise, Berlin - on constate que même des films primés peinent parfois à sortir en salles. Il y a tellement de productions chaque année que beaucoup disparaissent malgré leur qualité.

Paradoxalement, La Dernière Séance a connu une véritable carrière commerciale dans plusieurs pays. Au Japon, au Mexique ou encore au Brésil, le public est allé voir le film sans forcément s'intéresser aux récompenses ou aux festivals. Les spectateurs y sont simplement allés parce que le film leur parlait. Cela m'a aussi appris qu'un film d'auteur doit parfois être présenté différemment selon les territoires. Au Japon, par exemple, j'ai découvert un véritable travail de stratégie marketing.

Bolly&Co : C'est-à-dire ?

Pan Nalin : Au départ, j'étais venu assurer la promotion classique : interviews, avant-premières, rencontres avec la presse. Puis les distributeurs m'ont expliqué leur stratégie, et cela m'a fasciné. J'ai même décidé de revenir plusieurs fois au Japon, à mes frais, simplement pour observer leur manière de travailler. Pour moi, c'était une véritable masterclass. Ils ne se demandaient jamais comment vendre un film d'auteur. Ils se demandaient d'abord : « À qui ce film peut-il parler ? » Ils ont cherché des publics auxquels je n'aurais jamais pensé. Par exemple, ils ont organisé une projection privée pour des dirigeants d'entreprise, dans le quartier financier de Tokyo. Après la séance, plusieurs chefs d'entreprise ont estimé que le film parlait de passion, de transmission et de leadership. À partir de là, des journaux économiques ont commencé à s'y intéresser. Pendant plusieurs jours, je n'ai presque donné que des interviews à la presse financière.

Bolly&Co : C'est assez incroyable… J'imagine que lorsque vous écriviez le film, vous ne pouviez absolument pas imaginer qu'il serait analysé sous cet angle.

Pan Nalin : Jamais. Et c'est justement ce qui est merveilleux : à partir du moment où un film sort, il ne vous appartient plus complètement. Chaque pays, chaque culture, chaque spectateur se l'approprie à sa manière. En Chine, par exemple, certaines personnes voyaient dans le film des thèmes que je n'avais absolument pas cherché à développer consciemment.

Lors d'une rencontre avec le public, une spectatrice m'a posé une question très précise sur un aspect symbolique du récit. Je lui ai répondu que je n'avais jamais pensé à cette interprétation pendant l'écriture. Alors j'ai demandé aux 1 600 personnes présentes dans la salle si d'autres avaient ressenti la même chose. Près de quatre personnes sur cinq ont levé la main. La discussion qui a suivi était passionnante.

Je découvrais moi-même mon propre film à travers leurs regards. C'est à ce moment-là que j'ai compris qu'une œuvre continue à vivre bien après son tournage.

Bolly&Co : Finalement, le public devient presque co-auteur du film.

Pan Nalin : Exactement. C'est ce que j'aime le plus aujourd'hui. Les spectateurs me racontent leur propre enfance, leurs premiers souvenirs de cinéma, leurs rêves. Ils ne parlent plus seulement de mon histoire : ils parlent de la leur. Et c'est magnifique.

Je me souviens d'un spectateur italien qui m'a raconté que la mère du film lui rappelait la sienne. En Belgique, quelqu'un m'a parlé des repas familiaux de son enfance. En Angleterre, les souvenirs étaient complètement différents. Chaque culture retrouve quelque chose qui lui appartient. Au fond, c'est ce que j'espérais sans vraiment en avoir conscience : raconter une histoire suffisamment intime pour qu'elle devienne universelle.

Bolly&Co : C'est effectivement ce qui montre la portée universelle des histoires. Lorsqu'on est guidé par une passion sincère, on traverse tous les mêmes étapes : l'émerveillement, la découverte, l'amitié…

Pan Nalin : Exactement. C'est ce qui me fascine le plus. Je me souviens d'un article qui comparait La Dernière Séance à The Fabelmans de Steven Spielberg et à Empire of Light de Sam Mendes. Voir mon film cité aux côtés de ces œuvres était déjà incroyable.

Mais il y a eu d'autres moments tout aussi marquants. Un jour, à Mumbai, j'ai eu la chance de rencontrer Giuseppe Tornatore. Quelqu'un lui avait demandé ce qu'il connaissait du cinéma indien. Peu après, il avait évoqué mon travail dans une interview. J'avais découpé l'article et je l'avais affiché dans mon bureau. Deux jours plus tard, on m'a appelé pour me dire que Tornatore souhaitait dîner avec moi. J'avais du mal à y croire. Pendant le repas, il m'a expliqué qu'il avait vu mon film en Italie. Nous avons commencé à échanger nos souvenirs d'enfance, et je me suis rendu compte que nous avions vécu des expériences très proches, alors que nous avions grandi à des milliers de kilomètres l'un de l'autre.

Je lui racontais mon enfance dans un petit village indien ; lui me parlait de la Sicile. Et pourtant, nous retrouvions les mêmes émotions. C'est exactement ce qui m'avait bouleversé lorsque j'avais découvert Cinema Paradiso. Plus tard, j'ai ressenti la même chose devant les films de Federico Fellini.

Certaines scènes faisaient écho à des souvenirs très précis de mon enfance, comme si ces cinéastes avaient raconté une partie de ma propre vie.Je me suis souvent demandé comment des artistes ayant grandi dans un autre pays pouvaient décrire avec autant de justesse des émotions que je croyais uniquement indiennes.

Puis je me suis rendu compte que c'était précisément la force du cinéma. Je l'ai encore vécu à Los Angeles, pendant la période des Oscars. Un soir, un membre de l'équipe de The Fabelmans est venu me voir après avoir découvert La Dernière Séance. Il m'a dit : "Il faut absolument que vous regardiez mon film."

Quelques jours plus tard, nous nous sommes retrouvés autour de la même table. Il m'a expliqué qu'en voyant mon film, il avait été frappé par toutes les similitudes entre nos histoires : un jeune garçon passionné de cinéma, ses amis, les voies ferrées, les projections, la relation avec son père, le soutien de sa mère… Il m'a demandé en riant lequel de nous deux avait copié l'autre. Évidemment, personne n'avait copié personne. Nous avions simplement raconté, chacun de notre côté, une enfance traversée par la même passion.

Bolly&Co : C'est sans doute la plus belle preuve que certaines histoires dépassent complètement les frontières.

Pan Nalin : Oui. Et c'est aussi ce qui est parfois difficile à faire comprendre en Inde. Je viens du cinéma gujarati, qui reste une toute petite industrie comparée aux grands pôles comme Bollywood, le cinéma tamoul ou le cinéma télougou. Pendant longtemps, beaucoup de gens se demandaient : "Qui est ce réalisateur ? Pourquoi est-il invité dans les festivals internationaux ?" Puis les choses ont commencé à changer. Aujourd'hui, je donne énormément de masterclasses dans les universités indiennes. Des étudiants voient La Dernière Séance plusieurs fois, demandent ma venue et organisent des projections. Je vois aussi de jeunes acteurs découvrir mes anciens films plusieurs années après leur sortie. C'est quelque chose qui m'émeut beaucoup.

On oublie souvent qu'un film peut connaître une deuxième vie. Il suffit parfois qu'une personne le découvre au bon moment, en parle autour d'elle, et tout recommence.

J'ai vu cela se produire avec plusieurs de mes films. Des producteurs ou des acteurs tombent dessus des années plus tard et se demandent comment ils ont pu passer à côté. Certaines comédiennes ont ensuite obtenu leurs premiers grands rôles après avoir été remarquées dans ces films. C'est la preuve que le cinéma continue à vivre longtemps après sa sortie. Et aujourd'hui, je sens aussi que la nouvelle génération indienne regarde mon travail différemment.

Quand j'étais jeune, je ne connaissais pratiquement que Bollywood. Aujourd'hui, les jeunes cinéphiles voient des films du monde entier. Ils viennent me voir, ils connaissent toute ma filmographie, ils ont regardé mes interviews. Certains grands acteurs me disent même qu'ils aimeraient travailler avec moi. C'est une évolution que je trouve très encourageante. Je ne suis pas opposé au cinéma populaire. J'adore les comédies musicales. En revanche, je n'ai aucune envie de refaire ce qui existe déjà. Si je consacre trois ans de ma vie à un film, il faut qu'il m'emmène vers un territoire nouveau. C'est cela qui continue de me passionner.

Bolly&Co : Justement, parlons de la suite. Je suis tombé sur un article de Variety qui évoquait votre prochain projet, The Man Who Walks, développé avec la productrice japonaise Atsuko Ono. Après un film aussi personnel que La Dernière Séance, vous vous dirigez vers un tout autre univers. Que pouvez-vous nous dire de ce projet et de cette nouvelle collaboration ? Pan Nalin : Chaque fois que je tombe amoureux d'une histoire, j'ai envie de repartir de zéro. Je n'aime pas me répéter. The Man Who Walks sera un film en anglais, coproduit avec les États-Unis et le Japon. Pour l'instant, les retours sur le scénario sont extrêmement positifs. L'année dernière, j'ai passé beaucoup de temps au Japon pour effectuer les repérages et écrire. Depuis Cannes, nous avons partagé le scénario avec plusieurs partenaires et les réactions sont très encourageantes. Nous espérons notamment réunir une grande actrice japonaise pour l'un des rôles principaux.

Nous avons également commencé le casting aux États-Unis et en Angleterre. Cette fois, je dois être pragmatique : j'ai besoin de comédiens connus.

Aujourd'hui, lorsqu'on monte un film indépendant de cette ampleur, la présence d'un grand nom facilite énormément le financement comme la distribution. Il faut qu'un acteur ou une actrice tombe amoureux du scénario. C'est la clé.

Bolly&Co : Cela permettra aussi au film de rencontrer plus rapidement son public. J'aimerais terminer par une question plus personnelle. Si vous pouviez montrer La Dernière Séance au petit garçon que vous étiez, celui qui rêvait déjà de devenir réalisateur, que lui diriez-vous ?

Pan Nalin : Je lui dirais exactement ce qui figure aujourd'hui sur l'affiche du film : "N'aie peur de rien. Rien ne doit t'arrêter." C'est la philosophie qui a guidé toute ma vie. Quand on est enfant, on n'a pas peur. On essaie, on expérimente, on avance. Puis, en grandissant, on commence à se demander ce que les autres vont penser. On se met des limites. On se dit : "Je ne peux pas faire ce genre de film", "Je devrais rester dans mon registre", "Le public ne comprendra pas."

Moi, j'ai toujours refusé cette idée. Après un film spirituel, j'ai fait un film d'action. Aujourd'hui, je prépare une histoire d'amour. Demain, ce sera peut-être encore autre chose. Chaque fois, on me dit : "Pourquoi partir dans cette direction ? Tu ne connais pas ce pays, tu ne connais pas cette culture..." Mais c'est justement cela qui m'intéresse.

Bolly&Co : On essaie souvent d'enfermer les artistes dans une case. Finalement, toute votre carrière semble construite sur le refus de cette logique.

Pan Nalin : Oui, parce que je veux continuer à regarder le monde comme un enfant. Chaque nouveau projet doit me faire découvrir un territoire inconnu. Quand une histoire me touche profondément, je commence à écrire. Pas avant. Je refuse de fabriquer un film simplement parce qu'il correspond à une attente ou à une tendance. Il faut d'abord qu'il y ait une émotion. Pour ce nouveau projet, j'ai eu le sentiment d'avoir trouvé quelque chose d'unique. À partir de ce moment-là, il n'y avait plus qu'une chose à faire : se battre pour que le film existe.

Aujourd'hui, les producteurs japonais, américains et européens qui ont lu le scénario sont enthousiastes. Ils me demandent tous comment cette histoire m'est venue. Le plus difficile commence maintenant : trouver les interprètes capables de lui donner vie. Mais c'est une bataille que j'ai envie de mener.

Bolly&Co : Nous espérons pouvoir découvrir ce nouveau film très bientôt. Merci beaucoup pour cet entretien, Nalin.

Pan Nalin : Merci à vous.

mots par
Asmae Benmansour-Ammour
« Quand Nivin Pauly a dit mon prénom, je ne m'en souvenais même plus moi-même. »
lui écrire un petit mot ?

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