Bolly&Co Magazine: B&C 6 : Critique de Tere Naal Love Ho Gaya
nos numéros qui sommes nous nos articles les événements Bolly&Co Awards
BOLLY&CO
votre magazine sur l'univers du cinéma indien depuis 2010 !

B&C 6 : Critique de Tere Naal Love Ho Gaya

C
CRITIQUE
Tere Naal Love Ho Gaya
mots par Asmae Benmansour, numéro 6, 2012
Le voilà, le doux parfum de la comédie romantique indienne pur jus, avec son lot de méchants froids et lourdauds, de scène comiques pas très subtiles mais savoureuses, de flirts au cœur des paysages luxuriants du Punjab, avec son héroïne survoltée accompagnée de son cher et tendre plus timoré, une "filmi maa" dans la plus pure tradition de Bollywood, un père de famille ombrageux comme on n'en a pas fait depuis Amrish Puri dans Dilwale Dulhani La Jayenge et Amitabh Bachchan dans La Famille Indienne, avec une bande-originale surannée et aux sonorités complètement "desi" pour mettre en musique les aventures de notre duo, sans oublier une danse bhangra et une item girl surexcitées et en bonus le visage de Sanjay Dutt sur des fauxs billets...

Nous voici donc entrés dans l'univers coloré et folklorique de Tere Naal Love Ho Gaya Sortie le 24 février, cette romance a démarré timidement au box-office tout en parvenant à séduire l'audience populaire. Le long-métrage s'ouvre sur la chanson "Jeene Ne", interprétée par Mohit Chauhan et illustre le quotidien de Viren, un conducteur de rickshaw qui tente modestement de gagner sa vie de la façon la plus intègre et altruiste possible. On constate avec étonnement qu'au générique, l'actrice principale est citée sous le nom de Genelia Deshmukh, étant nouvellement mariée à sa co-star, Riteish Deshmukh (nous vous parlons de l'événement dans le numéro 6.) Et ce dernier a une tendance au surjeu dans les grands mouvements de bras à la Shahrukh Khan durant les morceaux romantiques, mais on lui pardonne volontiers puisqu'il prouve avec Tere Naal Love Ho Gaya qu'il a le potentiel de porter un film sur ses seules épaules et non en jouant les faire-valoir dans des grosses productions douteuses comme Housefull, en 2010.

Il est clair que Riteish est un des acteurs les plus sous-valorisés de l'industrie hindi.

Cantonné aux personnages comiques, on le croyait enfermé dans cette image d'acteur de genre répétitif et peu inspiré. Pourtant, il peu surprendre dans des films plus engagés, moins commerciaux, où il peut incarner des protagonistes différents comme dans Ram où il est journaliste, ou F.A.L.T.U, dans lequel il campe un proviseur investi.
Il en va de même pour sa charmante épouse, la belle Genelia D'Souza Deshmukh. Plutôt coutumière des rôles de girl-next-door puériles, elle a su mettre en avant son talent avec des interprétations sobres et matures comme dans Force face à John Abraham. Riteish et Genelia, qui ont débuté ensemble en 2003 dans Tujhe Meri Kasam pour se retrouver un an plus tard dans la comédie Masti, on attendu près de neuf ans pour signer un nouveau projet commun.

Mais que possède bien de si spécial le script de Tere Naal Love Ho Gaya ? Jugez plutôt...

Viren (Riteish Deshmukh) travaille comme chauffeur de rickshaw pour Bhatti (Tinnu Anand) et épargne chaque pécule pour un jour monter sa propre agence de transport, argent qu'il cache précieusement dans l'un de ses véhicules. Mais lorsqu'un jour Bhatti décide sans le consulter de vendre les tuk-tuk pour acheter des voitures de grand luxe, Viren voit ses projets s'effondrer. Titubant sous l'effet de l'alcool, il débarque chez son patron alors que celui-ci marie sa fille Mini (Genelia D'Souza) contre le gré de cette dernière. Et ça tombe à pic pour la belle qui, par un incroyable retournement de situation, fait croire que Viren l'a enlevé. Voilà donc nos deux héros embarqués dans un mélange entre le road-movie et la comédie sentimentale et quand l'une jubile après avoir échappé à un mariage qu'elle refusait, l'autre panique à la perspective de se retrouver écroué...
lire la suite ?


lisez la critique en entier
dans notre 6ème numéro !

Page 78

lire en ligne télécharger