nos numéros qui sommes nous nos articles les événements Bolly&Co Awards
BOLLY&CO
votre magazine sur l'univers du cinéma indien depuis 2010 !

B&C10 : Critique de Befikre.

M
MAGAZINE


Befikre
la triple critique
Befikre était le divertissement le plus attendu de l’année 2016. Il a été tourné en France et y est également sorti grâce au distributeur Aanna Films, avec le soutien du Collectif Bollyciné, qui l’a rendu accessible dans les provinces. De fait, l’équipe Bolly&Co envisageait déjà grandement d’en rédiger la critique pour le prochain numéro... Mais alors, quand deux des rédactrices ont eu l’occasion de le voir à Paris en janvier dernier, il était clair que Befikre allait faire l’objet de notre désormais incontournable triple critique. Ainsi, l’équipe vous propose de découvrir trois avis, trois visions et trois lectures du dernier né d’Aditya Chopra...
1
mots par asmae

J’ai visionné Befikre dans le cadre du Paris Image Tradeshow, l’événement revenant par ailleurs sur sa fabrication et les équipes françaises qui y ont contribué au travers de tables rondes et masterclass. Très honnêtement, je ne m’attendais à rien, si ce n’est à m’ennuyer à mourir devant une romcom commerciale, sans souffle ni âme. Pourtant, la perspective de ce film avait toutes les raisons de m’enchanter. Car Befikre a d’abord fait partie des métrages à la perspective desquels j’étais la plus impatiente pour l’an 2016. En effet, il était dirigé par le réalisateur de mon film culte : Aditya Chopra, auquel on doit l’inénarrable (et si cher à mon cœur) Dilwale Dulhania Le Jayenge.

8 ans après la sortie de son dernier projet devenu culte Rab Ne Bana Di Jodi, Aditya Chopra prenait la décision de ne pas retravailler avec Shahrukh Khan pour la première fois de sa carrière de cinéaste, en missionnant à sa place son poulain Ranveer Singh, lancé dans sa production Band Baaja Baaraat en 2010.
C’était un défi de taille, dans la mesure où Aditya Chopra est devenu l’un des réalisateurs les plus populaires de sa génération, avec pourtant une filmographie qui se résume à 3 réalisations.
Aditya est surtout l’un des producteurs les plus influents de Bollywood, puisque sous sa bannière sont sortis des succès comme Hum Tum, Dhoom 2 et Ishaqzaade. Il peut également se vanter d’avoir travaillé avec trois des vedettes masculines les plus fédératrices du cinéma hindi, collaborant avec Salman Khan (Ek Tha Tiger, Sultan), Aamir Khan (Fanaa, Dhoom 3) et Shahrukh Khan (Veer-Zaara, Jusqu’à mon dernier souffle).

Autant dire que son dernier né était grandement anticipé, non seulement par le public mais aussi par ses pairs ! La même année, son cousin Karan Johar faisait également son grand retour derrière la caméra de façon relativement efficace avec Ae Dil Hai Mushkil. Befikre est sorti en décembre 2016, probablement dans l’espoir de conclure l’année cinématographique en beauté.


Mais qu’en est-il réellement ? Befikre est-il parvenu à répondre aux attentes ? Analyse d’un film incompris...

Le métrage s’ouvre sur une rupture entre Dharam (Ranveer Singh) et Shyra (Vaani Kapoor). On revient alors sur les prémices de leur histoire ainsi que sur l’évolution de leur relation, avec en toile de fond un Paris (un peu trop) idyllique...

J’ai personnellement fui Befikre comme la peste, alors qu’il était projeté à une petite demi-heure de mon domicile. Parce que les histoires de fesses qu’on nous vend en histoire de cœur, trop peu pour moi ! Je présume que c’est une affaire de
sensibilité, mais je suis plutôt amatrice de grandes émotions, avec ce qu’il faut de contact physique sans tomber dans le porno hard ! J’aime les grandes épopées romantiques à la Autant en Emporte le Vent et Orgueil et Préjugés, ou dans un style plus contemporain les adaptations des livres de Nicholas Sparks. Une pudeur certaine fait partie intégrante de ma conception du romantisme.

Du coup, lorsque je vois que cette propension à faire croire au...


lisez la triple critique du film Befikre
dans notre dernier numéro !
PAGE 132



lire en ligne télécharger